28 févr. 2008

Torres del Paine

Voilà, je trouve un moment tranquille pour raconter notre petite halte à Torres del Paine, superbe parc Chilien. Après avoir dormi une nuit dans la camionnette sur la route, peu après la frontière, et s’être ravitaillé à Puerto Natales, nous sommes arrivés au parc le 21 février en fin de journée. Ce sont la pluie et de gros nuages noirs qui nous ont accueillis, ainsi qu’une piste pourrie de grosses pierres et de flaques d’eau. On voyait rien tellement c’était nuageux et gris, et on s’est réfugié dans un des nombreux campings que propose le parc, à l’abri sous les arbres typiques de la Patagonie, complètement tortueux et déformés par les grosses rafales de vent. Pour commencer, l’endroit nous a semblé hostile, et ça n’est que le lendemain que le parc nous a offert ses secrets et ses trésors. Dés le matin au réveil, un ciel bien dégagé nous a laissé apercevoir les « Torres », pointes gigantesques de roche qui portent bien leur nom. C’est là aussi que nous avons fait connaissance avec Cristiàn, un Chilien marin, qui parlait très bien français. On est resté à bavarder avec lui de tout et de rien, et il a marqué le début d’un tas de rencontres vraiment sympas que nous avons faites avec plusieurs Chiliens. Ce jour là nous sommes allés voir le « Salto Grande », une cascade pas aussi haute que le laisse croire son nom, mais qui possède un débit incroyable, et faire une petite randonnée jusqu’à un point de vue sur le lac Nordenskjold (pas facile à prononcer, mais les Chiliens y arrivent très bien). Sur le chemin, nous avons pris en stop Nicanor et Taïs, deux jeunes étudiants en photographie de Santiago. Et pareil qu’au matin, nous avons discuté, mais cette fois ci en espagnol, et Nicanor nous a bien fait rire avec ses mimiques. En route on a croisé une famille de petits renards, qui venaient nous voir tout prés, et se laissaient facilement photographier. Pome et Léo étaient ravis, et même si la balade était parfois un peu longue pour eux, tout s’est arrangé lorsqu’ils ont pu voir un troupeau de guanacos, avec quelques uns vraiment tout jeunes encore. La nature était splendide, de la vraie montagne comme on l’aime, et les lacs étaient d’un bleu turquoise incroyable. Ca n’est que lendemain que l’on a pu vraiment comprendre pourquoi ces lacs avaient tous une couleur pareille, lorsqu’on a vu sur le « Lago Grey » ces petits icebergs bleus schtroumpfs. Ils avaient l’air complètement artificiel, plutôt que de la glace, on aurait dit du plastique pour construire des maquettes. On n’y croyait pas tant la couleur nous surprenait. C’était donc ça le secret : ces lacs sont tous formés par la fonte de glaciers millénaires. Le glacier craque, bouge, et de gros bloques de glaces de couleur saphir se décrochent et fondent tranquillement dans les eaux du lac. La coutume est de prendre alors un toast avec un peu de glace âgée de 2000 ans et du whisky. A notre grand désespoir on n’a pas pu le faire… les icebergs étaient trop loin, et donc inaccessibles. Mais à la place d’un toast, on a passé une après midi sympa avec Angelo et Macarena, encore deux Chiliens adorables qui nous ont raconté un tas de choses sur les vieilles traditions de leur pays, et ils ont mêmes appris à Pome à jouer à un jeu avec des coquillages que l’on avait rapporté d’Ushuaia. Pour moi, « Torres del Paine » restera dans ma mémoire car en plus d’être un joli coin de montagne, ça a été aussi l’occasion de rencontrer des gens vraiment adorables. Et maintenant je peux dire : Viva Argentina, pero viva Chile también !!! Jess...PHOTOS...

ps : Je ne crois pas que les commentaires des photos marchent. Je suis actuellement à ElChalten dans le cyber le plus lent d'Argentine et c'est pas peu dire. J'en profite pour vous remercier tous pour vos messages. On n'a pas souvent l'occasion d'y répondre mais ça nous touche beaucoup. Merci à tous et muchos besos. Kik

26 févr. 2008

Ushuaia, Fin del Mundo

Mercredi 20 février 2008, nous nous apprêtons à quitter la ville d’Ushuaia. Nous sommes arrivés vendredi soir, un peu fatigué par la route, et nous sommes donc resté deux nuits dans un petit hôtel avec une jolie vue sur la baie. Il faut dire que la ville jouie d’un emplacement de rêve. Située en bord de mer, dans une baie claire et parsemée d’îlots rocheux, entourée de montagnes noires sur lesquelles il reste encore des névés. En face le Chili avec ses pics accrochant les nuages et qui sont souvent baignés d’une lumière incroyable. Il est coutume de dire que les quatre saisons passent en une journée et nous l’avons vérifié. Dimanche matin, bien reposés, nous sommes entrés dans le parc Tierra del Fuego et avons, de ce fait, fini les 3063Km de la Route 3. Le parc propose un bon nombre de randonnées souvent pour suivre un court d’eau, pour admirer un panorama sur la baie de Lapataïa (la dernière avant le Chili), voir des barrages de castors ou arriver jusqu’à un lac. Nous en avons fait quelques une et nous avons eut l’opportunité de passer deux nuits dans l’enceinte du parc. Il y a des airs de camping sans infrastructures mis à la disposition des randonneurs. Là, nous y avons passé de bons moments, entourés par les lapins, les aigles et les cauquens (sorte d’oie sauvage). Pour finir, après notre séjour dans le parc, de retour en «ville», nous avons fait l’ascension du Glaciar Martial. Les enfants était heureux, nous avons touché la glace et admirer une vue spectaculaire sur la baie. Notre incursion en Terre de Feu restera comme une étape marquante de notre voyage. La Patagonie est une région (si on peut l’appeler comme ça, vu l’immensité que ça représente) fascinante… Kik… PHOTOS D’USHUAIA


PS : Jess va bientôt vous conter notre séjour à Torres del Paine, un parc magique, au Chili, l’un des plus beaux au monde parait-il. En tout cas, notre trajet d’Ushuaia à Puerto Natales (au Chili) fut épique, nous avons fait 550Km sans trouver de stations service et je dois avouer qu’on a serré les fesses. Depuis j’ai acheté un jerrycan. Nous sommes actuellement dans le Parque Los Glaciares où se situe le fameux « Perito Moreno », le seul glacier au monde qui avance encore. Nous irons lui rendre visite demain… Kik…

17 févr. 2008

Tout feu, tout flamme !

Après Punta Tombo, pour tout vous dire, le soir même, nous avons pris la route et enquillé près de 800 bornes dans la nuit, pour atterrir à Puerto San Julian. Petite bourgade agréable, perdue en pleine Patagonie, blottie entre de belles collines et un bras de mer. C’est d’ailleurs à cet endroit que Magellan et son équipage, mirent les pieds à terre, croyant avoir trouvé le fameux détroit… Loupé, c’était 500Km plus bas. Nous sommes restés trois jours avant de reprendre la route. Je vous laisse visionner ICI, les photos prisent lors d’une ballade sur les côtes, vous allez voir, c’est beau !
Par la suite, comme Jess vous l’avait annoncé, nous avons continué la Route 3 jusqu’en bas, jusqu’à l’extrême sud… Et nous y voilà ! La mythique ville d’Ushuaïa, qui mérite bien sa renommée, nous a ouvert ses bras après une longue journée de route. Elle a commencé par le refus d’un fonctionnaire zélé, qui ne voulait pas nous laisser sortir d’Argentine… Puis, vint les autres passages de frontières, le bac pour passer en Terre de Feu, suivit de 150Km de piste bien « roots », une pause à Rio Grande (hommage à Eddy Mitchell oblige) et nous avons fini les 200Km qui restaient tantôt sous la pluie, tantôt sous le soleil. Ce que nous avons traversé de la Terre de Feu, me laissera un souvenir magique. Les routes noires qui découpent des étendues d’herbes jaunes, un ciel trop grand pour tenir dans votre champ de vision, les troupeaux de Guanacos qui vous regardent passer, paisibles, et plus au sud, avant d’arriver à Ushuaïa, les lacs, les pics rocheux qui accrochent des nuages orageux et d’immenses forêts d’arbres morts couverts de lichens… Un régal ! Pour l’instant nous faisons une halte de deux nuits dans un hôtel avant de repartir à l’aventure, visiter les parcs nationaux et découvrir d’autres merveilleux paysages. Je vous laisse avec cette photo, prise un peu avant notre arrivée à Ushuaïa… Kik


14 févr. 2008

Punta Tombo

Bon alors spéciale dédicace à Wilma, ce poste sera consacré à notre excursion à Punta Tumbo, le royaume des pingouins. Nous sommes donc partis là-bas dimanche dernier, tous excités de savoir ce qui nous attendait. Punta Tumbo représente la plus grande concentration de pingouins de Magellan au monde, pas moins de 5OO OOO !!! Incroyable !! Déjà, au parking du parc on peut observer quelques uns de ces oiseaux. J’en ai même vu jouer avec les chats du gardien. Un sentier vient se promener entre leurs nids, qui étaient à cette époque de l’année, encore habités. En effet, les bébés naissent au moins de décembre, et donc au moins de février ils sont déjà grands, et commencent à perdre leur plumage gris. Certains sont tellement gavés par leurs parents, qu’ils deviennent bien plus gros qu’eux. Ils commencent à se réunir au bord de la plage, et le mois prochain, ils feront leurs premiers bains, et iront pêcher leurs premiers poissons. On est resté avec ces êtres tout doux, et tellement inoffensifs plus de deux heures. Pome et Léo ont même discuté et fait quelques parties de courses poursuites avec certains d’entre eux… ADORABLE !! Je pense que toute la famille gardera surtout en souvenir l’image de cette plage totalement envahie par les pingouins. Voilà, donc Wilma rien que pour toi quelques photos. On vous embrasse et on vous annonce donc, qu’après mille réflexions, nous descendons à Ushuaia, la ville la plus australe au monde… Terre de Feu prends garde à toi car on arrive !!!

Jess...PHOTOS...

12 févr. 2008

Pome - Une journée de folie !!

Samedi 9 février 2008, nous sommes allés faire une excursion pour voir les toninas. Ce sont des dauphins blancs et noirs. Sur le bateau, nous nous sommes bien amusés. Avec Léo, nous avons fait les fous à cause des vagues qui faisaient bouger le bateau. Et tout à coup, un monsieur a crié qu’il y avait un tonina. Alors tout le monde s’est précipité pour le voir. Il était vraiment très beau. Petit à petit, nous avons vu au moins 5 ou 6 toninas. Puis, nous sommes rentrés au port, et là, nous avons vu des phoques. L’après midi, nous sommes allés visiter une exposition d’un monsieur qui faisait tout plein de bricolages. Il y avait toutes sortes de choses : collages, découpages, montages et de la récupération d’objets, comme des cannettes ou des bouteilles. Son parc était décoré de plein de bric-à-brac. Il avait même construit des panneaux où on mettait nos têtes : à cet endroit nous nous sommes bien amusés. Voilà notre journée de folie. Pome...PHOTOS

Would you like a cup of tea my Dear ?

Nous voilà partis de la péninsule Valdès depuis mardi, et on visite les villes des alentours. On a passé deux jours à Puerto Madryn, la plus grande ville des environs, au bord de l’océan. On a loué une petite maison et donc profité pour faire nettoyer la camionnette, qui après 500 Km de piste, ressemblait plus à une dune de sable qu’autre chose. Hier nous sommes arrivés à Gaiman, l’une des premières colonies Galloises de la vallée de Chubut, petit village tout vert au milieu du désert. En effet, Gaiman a hérité du savoir faire Gallois en ce qui concerne son réseau de canaux d’irrigation. Le village est tout petit et très tranquille, et s’est fait une réputation grâce à ses fameuses « casas de té ». Bien entendu, dès notre arrivée, on s’est dit qu’un petit thé serait le bien venu, et on en a donc visité une. Alors là, je dois dire qu’on a fait un bien beau voyage dans l’espace et dans le temps. On est rentré dans une belle maison en bois entourée de pelouses bien vertes et bien propres, et l’on a pris place dans le salon décoré avec un gout kitsch Anglais complètement improbable au milieu de l’Argentine. Là, une mémé Galloise nous a servi une « cup of tea » dans une théière habillée de son pyjama en laine rose bonbon à petits pompons, et nous a apporté tout un tas de gâteaux à tous les parfums possibles et inimaginables. Le clou du spectacle, et qu’après notre petit gouter on a eu le privilège incroyable de pouvoir observer la tasse où Lady Diana, Princesse de Galles, a bu, lors de sa visite en 1995. La tasse n’a pas été lavée, et le reste du thé, dont n’a pas voulu la Lady, a soigneusement été conservé dans un petit flacon, bien fermé et décoré d’un minuscule napperon… Je ne dirais qu’une seule chose devant ce merveilleux spectacle : « God save the Queen !!! » (Mais moi, j’aime bien le dire sur l’air des Sex Pistols !!!). Bon enfin, tout va bien, on s’amuse, on visite musées sur musées et on se prépare à descendre encore et encore vers le sud. Alors hasta luego à tous, y muchos besos tambien...Jess...PHOTOS...

Pome - La Péninsule de Valdés

Depuis vendredi 1 février 2008 nous sommes à la Péninsule de Valdés, un endroit merveilleux. Nous avons trouvé un camping à côté de la plage. Peu après nous sommes allés voir les loups de mer. Après tout ça, un petit dodo nous a fait le plus grand bien. Le lendemain, une grande excursion nous attendait. Nous avons vu : des pingouins, des tatous, un petit renard, des guanacos, des nandus et des éléphants de mer. Moi j’ai bien aimé le petit renard, les pingouins et les tatous. Pome

6 févr. 2008

Péninsule Valdès, un petit paradis !

Voilà, on en revient à peine et on en a encore plein les yeux. Du bleu azur électrique, du vent à vous soulever de terre et des animaux par millier. Une ambiance incroyable ! Nous sommes arrivés samedi matin après avoir dormi dans notre petite camionnette près de l’entrée du parc. Nous avons passé le péage, visité le musée et pris le dépliant avec les points stratégiques à ne pas manquer. Ensuite nous sommes allés dans le seul village de la péninsule : Puerto Piramides. Coincé entre des falaises et des dunes, sans eau potable et donnant sur le Golfo Nuevo, là où les baleines viennent mettre leurs petits au monde le moment venu. Nous, nous n’avons pas vu de baleines, mais on a croisé des Guanacos (famille du lama), des Nandu (famille de l’autruche), des tatous, de grands lièvres, des pingouins, des Lions de mer avec leurs harems, des éléphants de mer et en bonus, un petit renard. La péninsule est immense (200Km de côte), avec, pour rejoindre les points d’observation, des kilomètres de piste qui traversent des territoires désertiques d’une beauté à vous couper le souffle. Des hectares d’herbes jaunes qui dansent dans le vent, des bosquets d’arbustes épineux, et ces longues pistes d’où l’on peut voir les nuages de poussière soulevés par les autres voitures qui vous précèdent ou vous suivent de quelques centaines de mètres. C’est un endroit où viennent des touristes du monde entier, mais on s’y sent seul. Nous sommes restés quatre jours sur place, avec comme pied à terre, Pt Piramides, au cœur de ce parc qui est déclaré patrimoine naturel de l’humanité par l’UNESCO, rien que ça ! Je ne veux pas m’éterniser et je vous laisse avec les PHOTOS, qui parlent d’elles-mêmes. On vous embrasse tous… Kik

Bahia San Blas

Nous sommes donc restés à Bahia San Blas trois jours, histoire de se reposer et de repartir tous neufs vers la péninsule de Valdés. Au programme, plage, bronzette et pêche. Bon pour la pêche, ça la pas vraiment fait, parce qu’on a rien eu du tout, même pas un chiquitito. Mais bon, on a bien profité de la plage et du soleil pour se détendre, c’est l’essentiel. On est parti vendredi matin, et là on a eu une grosse frayeur : l’appareil photo ne marchait plus. Il ne s’allumait plus, plus de lumière, plus rien, alors qu’on venait à peine de recharger les batteries. On s’est arrêtés à Viedma, une ville sur le Rio Negro, en espérant trouver un magasin photo qui aurait pu réparer l’appareil… c’était pas gagné et on s’imaginait déjà en train d’acheter un autre appareil, et du coup avoir un bon trou dans notre budget. On est arrivé à Viedma vers 13h00, et le magasin Photo ouvrait à 17h00. On a donc décidé de pique-niquer sur le bord du fleuve en attendant, et dans un éclair de géni, on a demandé au mec de l’office du tourisme de nous recharger une batterie de l’appareil. Et bingo !! Les batteries n’étaient pas chargées !! C’était donc pour ça !! Sans doute encore un tour des branchements électriques Argentins… Plus de peur que de mal, on a repris la route pour Valdés… avec un appareil chargé à bloc...Jess... PHOTOS