29 avr. 2008

Iruya

Hola chicos ! La familia est en Bolivie, à Tupiza, où nous nous préparons à faire une « expédition » de 5 jours en 4x4, pour les Salars d’Uyuni et le Sud Lipez.Le jour où nous avons quitté Salta, Jéré nous a rejoint et nous avons fait une petite bouffe avec mes parents dans une Doña Salteña (resto typique), avant de prendre chacun la route de son coté. Nous, nous sommes partis vers le nord et refait une partie du chemin que nous avions fait quatre ans auparavant. Purnamarca et sa montagne aux sept couleurs, Tilcara puis Humauaca où nous avons dormi à la sortie du village. La nuit fut bien fraiche et au petit matin on est parti pour Iruya. Pas simple l’accès ! 55Km de piste (en 2h30) avec un col à 4000m mais le détour en valait la peine. Nous avions discuté avec une dame aux pieds de l’Aconcagua, elle nous avait convaincu de faire ce petit détour avant la Bolivie. Le trajet fut magnifique bien qu’un peu remuant. Nous avons traversé de petits villages perdus avec des maisons faites en brique de terre, dans un décor quasi désertique, dérangeant sur notre passage quelques lamas et quelques oiseaux. Passé le col, nous sommes redescendus par un versant un peu plus vert. En face, des champs à flan de montagne et plus loin dans la vallée, Iruya. Nous y sommes restés une nuit. Blotti entre des falaises et des collines colorées, Iruya est la « grande » ville du coin. Il y a l’électricité et doit y avoir un peu plus de 500 habitants, c’est vous dire. En tout cas, le village est paisible avec son église, ses rues en pentes et ses petites maisons serrées les unes contre les autres. Le lendemain, nous avons rebroussé chemin et rallié Quiaca, dernière ville avant la Bolivie. A l’entré, ce panneau : Ushuaïa, 5121Km. Hasta luego, Kik…PHOTOS

27 avr. 2008

La face Cachi !!!

Ahaha, un peu d’humour ça ne fait pas de mal. Bon, ce post correspond à une excursion d’une journée, que nous avons faite avec mes parents.

Le 19 avril au matin, nous nous sommes retrouvés à leur l’hôtel, et pris la voiture pour se rendre à Cachi. Un petit village renommé, à environ 200Km de là. La route surtout est belle car on traverse le parc de « Los Cardones » (les cactus) pour s’y rendre. A six dans la petite Corsa, on a filé vers l’ouest sur de grandes routes droites d’abord, puis sur un chemin plus sinueux. On a commencé alors à s’engager dans la montagne et à se diriger vers le col de « la piedra del molino ». On a buté alors sur un obstacle : le passage d’un cours d’eau, appelé ici baden, nous paraissait impossible. Un gros camion est passé et s’est retrouvé avec de l’eau à mi-roue, suivit d’un 4x4 qui traversa en plein milieu. La vasque avait l’air trop profond. A cet instant le franchissement semblait impossible, surtout à six dans une petite berline. Plusieurs voitures arrivèrent et tous s’arrêtèrent, septiques eux aussi. Ce n’est que peu de temps après, qu’un gars en R12, plus téméraire, passa sans hésiter en serrant sur la droite. Notre Sauveur nous avait ouvert la voix, Alléluia ! On a donc traversé le cours d’eau, continué notre chemin devenu maintenant une piste, longé des roches rouges couvertes de cactus, croisé de beaux Gauchos à cheval et franchit le col. Un peu plus bas, de l’autre coté, nous attendait la « Recta Tintin » (longue ligne droite de 15Km), tracée par les Incas et qui passe au milieu d’un champ de cactus plusieurs fois centenaires. Nous sommes arrivés à Cachi pour le repas de midi. On a visité la petite église et le musée du village qui retrace l’histoire de la région. Ici, tout est fait en bois de cactus, facilement reconnaissable car il est clair, fibreux et rempli de trous. Ainsi du mobilier jusqu’à la charpente, tout est fait comme ça. Notre excursion c’est finie par la visite du cimetière, sur les hauteurs du village. Le lieu est paisible, de vieilles tombes assez sommaires cuisent au soleil, survolées par les condors qui tournoient dans le ciel azur. Ici, comme dans toute la région de Salta et, plus au nord, celle de Jujuy, nous sommes en terres Indiennes : les paysages, les gens et leurs habitations sont chargés de cette histoire. Colonisés par les espagnols et convertis au catholicisme, on observe un mélange religieux entre leurs croyances ancestrales et celles, plus récente, de l’Eglise. L’imagerie catholique (la croix, le Christ etc.) peut se trouver mêlée aux divinités (la Pachamama par exemple) des indiens d’autrefois. Donc, plus de doutes, on se rapprochait de la Bolivie. Kik…PHOTOS


ps : C'est resolu, plus de probleme avec la connexion, Kik

Salta la linda te llama !!!

Vendredi 25 avril 2008,
Nous sommes donc restés à Salta du 17 au 22 Avril : 6 jours vraiment très sympas. Cette ville est fascinante, car ici se fréquentent beauté somptueuse et pauvreté. Au coin d’une rue on peut y observer un magnifique édifice réalisé dans les pures traditions Espagnoles, et à ces pieds, une petite vieille Bolivienne qui vient y vendre la coca de son champ. La rencontre de ces deux extrêmes nous a conduit vers une nouvelle Argentine, celle du Nord Ouest. Elle nous a raconté l’histoire de ses vraies racines au travers de ses musées, ses monuments, ses églises. Les gens ont d’ailleurs la peau couleur de leurs ancêtres, et maintenant notre petite famille de Français se sent vraiment étrangère. Les parents de Kik nous ont accompagnés tout au long de cette semaine, et je pense qu’ils ont beaucoup apprécié ce petit bout de route.
Le soir nous avons mangé plusieurs fois au « Patio de la empanada », où nous avons découvert les spécialités du coin : des thamales (purée de maïs avec hachis de viande aux oignons, le tout cuit dans une feuille de maïs en forme de bonbons), des humitas (seulement purée de maïs épicée, en forme de petits paquets carrés, cuits dans des feuilles de maïs également), et locro (sorte de ragout au haricots, carottes, lama… bref de quoi tenir au corps)… et aussi les fameux empanadas Salteñas !! Pour ceux qui ont suivit le blog et qui ne connaissent pas l’Argentine, l’empanada fait depuis longtemps partie de notre quotidien. Il s’agit de petits chaussons, frits ou cuits au four, fourrés de viande, de maïs, de légumes, de fromage… Bref, à tous les ingrédients possibles. Salta en est la créatrice. Et ici, la viande n’est pas hachée, mais coupée en petits morceaux. Cela fait toute la différence, et c’est ici qu’ils sont les meilleurs de tout le pays. Ce fameux Patio, est vraiment incroyable. C’est en fait le lieu que plusieurs marchands ambulants ont décidé de créer pour plus de commodité. Chaque marchand possède son stand avec sa petite cuisine très sommaire, son téléviseur (et oui, ici c’est indispensable), et ses chaises et tables pour les clients. Un endroit bien « casero » qui nous a vraiment plu.
Après nos longues promenades tranquilles dans la ville, et nos achats aux plusieurs stands d’artisanat, nous avons passé tous ensemble, une soirée bien sympa, dans une peña, un lieu où l’on peut manger tout en regardant un spectacle de chants folkloriques. Petits et grands, ont été ravis et même si Léo dormait sur une chaise dans un coin, Pome n’a pas hésité un instant à faire la farandole avec les chanteurs et les danseurs. On appelle ça un final en beauté… le plein de souvenirs avant de pendre la route vers de nouvelles aventures. Alors besos queridos, y hasta pronto !!! Jess...PHOTOS

25 avr. 2008

Encore sur la route !

Alors voila un nouveau post pour vous montrer les photos prises sur la route entre Mendoza et Salta. Ce bout de route est très long, et nous l’avons fait en 4 jours, en roulant comme des fous. Je prendrai l’ordre des photos pour vous décrire les lieux traversés, même si ça ne respecte pas vraiment l’ordre chronologique du voyage.
Sur les premières photos, vous pourrez voir le musée de « La Pachamama », du moins son impressionnante façade, qui se trouve dans le petit village d’Amaicha del Valle.
Ensuite, viennent les photos des superbes formations rocheuses de « La Quebrada de las Conchas ». C’est la route qui rejoint Cafayate à Salta. Une « Quebrada » signifie un fleuve entre deux montagnes. Les paysages que nous avons trouvés là-bas, nous ont beaucoup rappelés ceux du parc Talampaya. Il s’agit de toute façon de la même recette de fabrication : la formation des Andes a complètement chamboulé ces collines de sédiments, et quelques millions d’années de pluie et de vent, ont ainsi terminé le chef d’œuvre.

Puis c’est autour des photos de « La Difunta Correa », qui signifie la défunte Correa. La légende raconte que cette femme aurait été retrouvée dans le désert du Cuyo, morte de faim et de soif, et que seul son nouveau-né continuait de vivre en tétant à son sein. La survie du petit Correa fut accueillie comme étant le premier miracle que la défunte avait accompli. C’est donc pour cela que se trouve sur la route de San Juan, un véritable sanctuaire, lieu de pèlerinage, où l’Argentine entière vient implorer un autre miracle. Le lieu est incroyable : on y voit une dizaine de chapelles qui appartiennent toutes à un corps différent (la chapelle de l’étudiant, la chapelle de la mariée, de l’uniforme…), où les gens y ont déposé des offrandes. Plus tard, sur la route encore, vous pourrez voir aussi des photos de ces nombreuses petites chapelles qui se trouvent au bord des routes Argentines, et où l’on dépose des bouteilles d’eau pour apaiser la soif de la Difunta Correa, pour qu’en échange elle nous protège sur les nombreux chemins. Légende, crédulité des gens ou croyance populaire…en tout cas la foi fait vivre, surtout lorsqu’on a rien d’autre.
Enfin, les derniers clichés ont été pris sur le site des ruines de « Quilmes ». Cette vieille ville fondée par les indiens du même nom, date du 9° siècle. Elle a été construite à flanc de colline pour mieux apercevoir si le village subissait une attaque. L’endroit a quelque chose de magique, car d’en haut on peut bien voir la formation architecturale du site qui ressemble à un gigantesque labyrinthe, et dont le tout a été envahi par d’impressionnants cactus de 8 mètres de haut. C’est d’ailleurs le jour de cette superbe visite que l’on a dormi entre une station essence et un troupeau de lamas juste après le village de Tafi del valle, alors qu’un bon lit douillé nous attendait à Tucumàn. Notre Super Casita avait un problème d’alternateur… rien de grave, mais juste qu’on a passé la nuit la plus fraiche de toute notre vie, et qu’il y a plus sympa comme réveil que les cris stupides des lamas… Enfin, depuis on s’en est remis et on se prépare à d’autres aventures, puisque nous devrions passer la frontière Bolivienne après-demain. Je vous embrasse tous y hasta luego...Jess...PHOTOS

21 avr. 2008

Valle de la Luna y Talampaya,

De notre voyage en Argentine nous aurons bon nombre de souvenirs, et, les lieux que nous avons visité les 14 et 15 avril derniers en feront partie, c’est certain. En remontant vers le nord depuis Mendoza, nous avons fait halte à San Agustin de Valle Fertil pour visiter deux parcs assez proches, Ishigualasto (appelé Valle de la Luna) et Talampaya. Le premier porte bien son nom. Le peu de végétation, les sédiments gris, ainsi que les formations rocheuses vous plongent dans une atmosphère lunaire. La visite se fait avec un guide, tout le monde prend son véhicule et c’est parti en file indienne jusqu’aux miradors et autres points d’intérêts du parc. Le sol est gris, le ciel est bleu. C’est un désert peuplé de rochers sculptés défiant l’attraction terrestre. D’étranges phénomènes d’érosion se sont produits ici. La mer en se retirant, aidée par la montée des Andes, les vents et les années ont fait du travail d’artiste. 40Km de piste à se remplir les yeux de cette nature belle et hostile à la fois. Pour sortir, nous avons longé une falaise de roches rouges, véritable barrière naturelle et porte de l’autre parc : Talampaya.
Ce n’est que le lendemain que nous nous y sommes rendus. La route était superbe, toujours du ciel bleu mais le décor avait changé. Les reliefs s’étaient teintés de rouge, d’orange et d’ocre. Une large palette de couleur. Nous avons fini par entrer dans l’enceinte du parc pour y faire une excursion. Talampaya est un canyon, où d’’anciennes tribus y avaient trouvé refuge. Sur les blocs de pierre on peut y voir des gravures, scènes de chasse et de vie de ces temps révolus. En s’enfonçant dans les gorges on se sent comme de petites fourmis tant les parois sont hautes. Puis il y a ce rouge incessant : le sable est rouge, la roche est rouge… On a la tête levée pour admirer les falaises ou le vol d’un condor.

C’est deux parcs détiennent des univers fragiles et les guardaparques, ainsi que l’Unesco, les protègent. Ces visites furent un voyage dans notre voyage… Kik…PHOTOS

Mendoza, suite et fin.

Et oui, je sais ça fait très longtemps qu’on n’a pas donné signe de vie… Alors mille excuses à tous !!! Mais surtout : JOYEUX ANNIVERSAIRE à NADEGE !!! Je sais que j’aurai pu être à l’heure pour tes 30 ans, mais je vais de suite expliquer le pourquoi du comment.

Tout d’abord, nous sommes actuellement à Salta, une des plus jolies villes d’Argentine, si ça n’est pas la plus belle. D’ailleurs, ici, on l’appelle : « La linda ». C’est une des rares villes de ce pays à porter autant d’histoire. Elle affiche des superbes bâtiments coloniaux Espagnols qui la rendent majestueuse. Mais bon je ne m’étends pas sur le sujet, puisqu’elle elle fera l’objet d’un autre post. Alors patience, et vous serez tout (ou presque) sur Salta.

Bon, pour revenir aux raisons de notre si longue absence sur le net, je dois vous expliquer que les parents de Kik nous ont rejoints le 11 Avril à Mendoza. Ils sont venus passer une vingtaine de jours en Argentine, et leur rythme de voyage n’est donc pas le même que nous qui y sommes depuis 8 mois maintenant. Donc, on a tracé sur les routes à toute allure et un peu mal mené notre Super Casita.

A Mendoza, nos amis routards Seb, Bouchra et leurs trois filles, nous ont rejoints. On a donc enchainé des repas tardifs, avec asado et bons vins en plat de résistance. La bonne ambiance était de mise, et on a visité la ville ensemble. Les enfants ont adoré le parc San Martin, qui est, cela dit, immense et magnifique. Ils se sont fait des courses poursuites avec des petites voitures à batteries. Le bonheur !! C’est donc à ce moment que Repé et Remé, les parents de Kik, nous ont rejoints. On leur a fait découvrir la ville, puisqu’on connaissait bien les lieux intéressants depuis le temps. On a même visité tous les six une bodega à Maïpu, et dégusté de bons petits vins de la maison. Il faut rajouter, pour ceux qui ne connaissent pas l’Argentine, que Mendoza est la ville du vin par excellence. Elle jouit d’un climat parfait, puisqu’il n’y pleut presque pas. De ce fait, elle est entourée de nombreuses bodegas plus ou moins connues.

Pour conclure, je ne sais pas si c’est l’arrivée des routards, ou celle des grands parents, ou tout simplement l’effet des bons vins de la région, mais dans cette ambiance, on n’a pas réussi à trouver le temps de continuer le blog. Bref, encore mea culpa à todos… on vous embrasse tous bien fort, et préparez vous, parce que plusieurs posts arrivent, car on a un bon paquet de photos à vous montrer.

Ciao chicos y hasta luego…Jess...PHOTOS

8 avr. 2008

Puente del Inca y Aconcagua :

Comme vous avez du le comprendre nous sommes à Mendoza depuis quelques temps. On est dans un camping légèrement en dehors de la ville, calme, avec un personnel adorable. Depuis que nous sommes en Argentine, nous allons de rencontres en rencontres. La gentillesse et la sympathie des gens sont très touchantes, qu’ils soient Argentins, Français ou d’ailleurs, nous avons toujours des échanges intéressants. Pour couper notre séjour ici (le plus long depuis notre départ), nous avons fait une petite boucle de trois jours en direction du Chili. A deux pas de la cordillère, nous avons d’abord empreinté une piste en direction de Villavicencio, connue pour son eau minérale et ces paysages magnifiques. Nous sommes arrivés à 3200m pour redescendre sur Upsallata. Au passage du col nous aurions du voir l’Aconcagua mais ce jour là, nous étions dans les nuages, et se concentrer sur la route était pus important. Nous avons passé la nuit à Upsallata, village célèbre pour ces fours Mapuche (tribu indienne) réutilisés par l’armée de San Martin, El Liberador ! Le lendemain, nous avons repris la route pour le Puente del Inca, pont naturel aux couleurs orangées. Des eaux thermales riches en minéraux s’écoulent tout autour et ce lieu surprenant est accompagné de légendes indiennes. Un peu plus loin, nous sommes entrés dans le parc de l’Aconcagua et fait une petite ballade pour observer les contreforts impressionnants du point culminant du continent Américain. Le soir nous sommes remontés au dessus d’Upsallata pour dormir dans les montagnes. Nous avions repéré, la veille en descendant, de jolis coins au milieu de collines colorées, jouissant d’une vue dégagée sur les Andes. La nuit fut fraiche (3000m d’altitude) mais le décor valait la peine. Le troisième jour, nous sommes remontés au Mirador de l’Aconcagua et redescendu tranquillement sur Mendoza par la route nationale… Kik…PHOTOS

4 avr. 2008

Les Dinosaures


Après pâques, nous avons visité deux villes de la province de Neuquèn : Cutral-Co et Villa El Chocon, où les paléontologues ont retrouvé des squelettes de dinosaures. C’est Léo, le spécialiste de ces énormes monstres qui va vous raconter ces deux découvertes :


« J’ai aimé les dinosaures et le carnivore qui avait des petites cornes. J’ai aimé le triceratops qui mange de l’herbe. J’ai aimé le tyrannosaure qui fait peur. On a vu dans le musée des tout petits dinosaures très beaux. Pome a trouvé une dent de dinosaure. Moi, j’ai trouvé un os de patte de tyrannosaure. J’ai acheté des dessins de dinosaures. J’ai été dans le sable pour trouver des os avec la pelle et le pinceau. »


Voilà donc le souvenir que Léo a gardé de ces deux super journées... PHOTOS

Jess et Léo

PS : Un petit coucou a tous pour vous dire qu'on est a Mendoza (la ville) depuis quelques temps. On s'est trouve un chouette camping avec piscine. On a quand meme fait un petit tour de trois jours, histoire de saluer l'Aconcagua. Maintenant on s'occupe tranquillement en attendant sagement mes parents pour reprendre la route... Kik