Voilà, je trouve un moment tranquille pour raconter notre petite halte à Torres del Paine, superbe parc Chilien. Après avoir dormi une nuit dans la camionnette sur la route, peu après la frontière, et s’être ravitaillé à Puerto Natales, nous sommes arrivés au parc le 21 février en fin de journée. Ce sont la pluie et de gros nuages noirs qui nous ont accueillis, ainsi qu’une piste pourrie de grosses pierres et de flaques d’eau. On voyait rien tellement c’était nuageux et gris, et on s’est réfugié dans un des nombreux campings que propose le parc, à l’abri sous les arbres typiques de la Patagonie, complètement tortueux et déformés par les grosses rafales de vent. Pour commencer, l’endroit nous a semblé hostile, et ça n’est que le lendemain que le parc nous a offert ses secrets et ses trésors. Dés le matin au réveil, un ciel bien dégagé nous a laissé apercevoir les « Torres », pointes gigantesques de roche qui portent bien leur nom. C’est là aussi que nous avons fait connaissance avec Cristiàn, un Chilien marin, qui parlait très bien français. On est resté à bavarder avec lui de tout et de rien, et il a marqué le début d’un tas de rencontres vraiment sympas que nous avons faites avec plusieurs Chiliens. Ce jour là nous sommes allés voir le « Salto Grande », une cascade pas aussi haute que le laisse croire son nom, mais qui possède un débit incroyable, et faire une petite randonnée jusqu’à un point de vue sur le lac Nordenskjold (pas facile à prononcer, mais les Chiliens y arrivent très bien). Sur le chemin, nous avons pris en stop Nicanor et Taïs, deux jeunes étudiants en photographie de Santiago. Et pareil qu’au matin, nous avons discuté, mais cette fois ci en espagnol, et Nicanor nous a bien fait rire avec ses mimiques. En route on a croisé une famille de petits renards, qui venaient nous voir tout prés, et se laissaient facilement photographier. Pome et Léo étaient ravis, et même si la balade était parfois un peu longue pour eux, tout s’est arrangé lorsqu’ils ont pu voir un troupeau de guanacos, avec quelques uns vraiment tout jeunes encore. La nature était splendide, de la vraie montagne comme on l’aime, et les lacs étaient d’un bleu turquoise incroyable. Ca n’est que lendemain que l’on a pu vraiment comprendre pourquoi ces lacs avaient tous une couleur pareille, lorsqu’on a vu sur le « Lago Grey » ces petits icebergs bleus schtroumpfs. Ils avaient l’air complètement artificiel, plutôt que de la glace, on aurait dit du plastique pour construire des maquettes. On n’y croyait pas tant la couleur nous surprenait. C’était donc ça le secret : ces lacs sont tous formés par la fonte de glaciers millénaires. Le glacier craque, bouge, et de gros bloques de glaces de couleur saphir se décrochent et fondent tranquillement dans les eaux du lac. La coutume est de prendre alors un toast avec un peu de glace âgée de 2000 ans et du whisky. A notre grand désespoir on n’a pas pu le faire… les icebergs étaient trop loin, et donc inaccessibles. Mais à la place d’un toast, on a passé une après midi sympa avec Angelo et Macarena, encore deux Chiliens adorables qui nous ont raconté un tas de choses sur les vieilles traditions de leur pays, et ils ont mêmes appris à Pome à jouer à un jeu avec des coquillages que l’on avait rapporté d’Ushuaia. Pour moi, « Torres del Paine » restera dans ma mémoire car en plus d’être un joli coin de montagne, ça a été aussi l’occasion de rencontrer des gens vraiment adorables. Et maintenant je peux dire : Viva Argentina, pero viva Chile también !!! Jess...PHOTOS...ps : Je ne crois pas que les commentaires des photos marchent. Je suis actuellement à ElChalten dans le cyber le plus lent d'Argentine et c'est pas peu dire. J'en profite pour vous remercier tous pour vos messages. On n'a pas souvent l'occasion d'y répondre mais ça nous touche beaucoup. Merci à tous et muchos besos. Kik







