2 nov. 2008

Important :

Ce Blog n'est plus actualisé car notre voyage est terminé. La plupart des liens photos ne marchent plus car je n'ai pas renouvelé l'abonnement de mon hébergeur. J'espère, d'ici peu, trouver le temps de faire un "petit" livre, changer de support et pouvoir en discuter autour d'un bon verre de vin par exemple.

A bientôt à tous, Kik et la Familia.

9 juin 2008

Antibes, Antibes, 2 minutes d'arret...ou plus

Salut à tous.
Nous sommes arrivés à Antibes le samedi 7 juin, après un trajet haut en couleur. Maintenant on redescend doucement sur terre et on espère vous voir tous bientôt. Merci à tous ceux qui nous ont suivi dans cette aventure, ce fut un plaisir de partager cette période de notre vie en votre compagnie.
Kik, Jess, Pome et Léo.

29 mai 2008

Terminus, tout le monde descend !

Bonjour à tous ! Alors nous sommes à Paraná, la boucle est bouclée. Depuis notre dernier post sur San Pedro d'Atacama, nous avons parcouru environ 1200 Km et rejoint notre point de départ. Ici il fait bien froid, un vent du sud rafraichit l’atmosphère et on a tous envi d’un peu de soleil, de retrouver nos familles et amis, et de manger un peu Français… Tout ça pour dire, et de façon officielle, que nous arriverons le samedi 7 juin à 22h30 au terminal 2 de l’aéroport de Nice, avec un vol en provenance de Paris. En attendant, on vous embrasse, et a bientôt pour le dernier post.

Kik

24 mai 2008

Atacama y mas

Salut les loulous ! Alors, je vais vous faire un petit récapitulatif de ces dernières semaines, qui sont passées très vite. Prenez vos Atlas, car je n’ai pas de carte à vous montrer. Donc, nous sommes passés en Bolivie par le nord-ouest Argentin, Salta et la Quebrada d’Humahuca, puis, une fois entrés en Bolivie, nous avons fait halte à Tupiza et visité le Sud Lipez ainsi que le Salar d’Uyuni. De retour à Tupiza, on a repris notre Super Casita et rallié Potosi puis Sucre et ensuite La Paz. A ce propos, les routes Boliviennes ne sont pas si terribles que ce qu’on nous avait dit, le seul vrai inconvénient est le dénivelé. De La Paz, nous sommes allés voir Oliver et fait un petit périple de trois jours pour aller visiter Copacabana et l’Isla del Sol. Une fois de retour à la capitale Bolivienne, on a assisté à la Fiesta Del Gran Poder, et on a pris la route pour l’Argentine via le Chili. On a donc traversé l’Altiplano en large pour tomber sur Arica, la ville la plus au nord du Chili (à 8Km du Pérou). 180Km de descente ! On est passé de 4500m (le poste frontière) au niveau de la mer. De là, on a entamé une longue traversée du désert jusqu’à San Pedro d’Atacama. En effet, environ 700Km sépare les deux villes, et entre, la route monte et descend, coupant de longs plateaux de sable rouge et ocre. Très peu d’eau et pas de végétation. A San Pedro, nous voulions voir la Valle de la Luna (encore une !) puis les geysers, ce que nous avons fait. Avant d’entrer dans le village, on a coupé par la fameuse vallée. Petit détour qui vaut la peine car on peut voir de grandes dunes de sable côtoyer de petits pics rocheux. Du sel recouvre presque tout et les canyons rouges alentours, donnent cette impression d’autre planète. Le lendemain, nous partions en direction des Geysers El Tatio. Alors, je dois dire que les pistes Chiliennes, sont définitivement DÉTESTABLES ! Leurs routes aussi d’ailleurs, mais là, on atteint des summums. Il y a 100Km de piste horrible pour arriver aux geysers, et nous avions décidé d’avancer un peu, de dormir, puis de repartir de bonne heure, car les geysers ne rentrent en activité que très tôt le matin. On s’est garé pas loin du Volcan Licancabur à 3600m d’altitude. Pour ceux qui ont une bonne mémoire, nous l’avions pris en photo, avec, à ses pieds la Laguna Verde, de l’autre coté de la frontière, en visitant le Sud Lipez. Comme je n’avais pas pu acheter d’antigel pour cause de jour férié, je me suis levé toute les deux heures afin de faire tourner le moteur de la Casita. A 3h30, nous reprenions la piste pour arriver à 6h à El Tatio. Malgré le froid intense, le spectacle fut magique ! Les PHOTOS parlent d’elles-mêmes et la VIDEO aussi. Pome et Léo ont bien apprécié les grandes fumeroles, les jets d’eaux, ainsi que les petites vasques bouillonnantes avec leurs couleurs incroyables. En redescendant nous nous sommes arrêtés aux Termas de Puritama, un petit paradis avec ses eaux chaudes, ses passerelles en bois et ses herbes folles aux bords. De nouveau avec notre Casita nous avons pris la direction du Paso de Jama, la frontière Argentine, et rejoint Yala (a quelques kilomètres de San Salvador de Jujuy) tard dans la nuit. La boucle est donc bouclée. Il nous reste maintenant à tracer les 1200Km qui nous manquent pour retrouver Paraná… A très bientôt, Kik

Quelques PHOTOS prisent sur le trajet.



21 mai 2008

Fiesta del Gran Poder

Mercredi 21 mai 2008,

Nous sommes depuis hier à San Pedro de Atacama, au cœur du désert Chilien du même nom. Le retour à la civilisation a commencé dès Arica, une ville au bord de l’Océan Pacifique. On a retrouvé des voitures, beaucoup, des super marchés, et même un Mc Donald où les enfants on voulu aller manger. Le choc Bolivie-Chili a été incroyable. Le pays le plus pauvre d’Amérique du sud et celui le plus riche… la comparaison est surprenante. Aujourd’hui on se repose un peu de tous ces kilomètres avant de repartir vers l’Argentine.

Avant de quitter La Paz, nous avons assisté au plus grand événement de la Capitale : La fiesta del Senor del Gran Poder, en d’autres termes, Jésus. Et oui, partout en Amérique du sud, le catholicisme laisse des traces surprenantes, parfois même scandaleuses. Lorsqu’on voit la pauvreté de certains et l’argent investi dans la cathédrale du coin, on ne peut que s’indigner. Mais n’allez pas en parler aux gens d’ici, ils vous jugeront fous, voir de mèche avec le diable. Bref, fermons cette parenthèse sur la religion, pour ne parler que de l’essentiel : la fiesta. Cet énorme événement réunit pas moins de 20000 danseurs et musiciens folkloriques qui défilent de 8 heures du matin pour se finir tard dans la nuit, voir au petit matin suivant. Tout les ans la date change, et cette année coup de bol pour nous, c’était le 18 mai, pile poil pour qu’on y assiste. Nous nous y sommes rendus tôt le matin, mais nous ne sommes pas restés jusqu’à la fin. D’ailleurs y avait-il une fin ? Les danses se sont enchaînées avec frénésie, et un défilé de couleurs, de costumes, de mouvements et de musiques nous a émerveillés. Les enfants se sont éclatés, d’autant plus qu’ils étaient accompagnés par leurs nouvelles copines. En bref, cette grande fête restera un grand souvenir pour toute la petite famille, et marquera notre dernier jour à La Paz, puisque le lendemain matin nous partions pour rejoindre le Chili.

Voilà pour les nouvelles, je vous dis à tout bientôt puisque nous nous préparons à rentrer en France. Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin, mais nous sommes aussi très contents de savoir que nous allons tous vous retrouver prochainement. Gros bisous...PHOTOS....

En plus, quelques PHOTOS de La Paz.

Jess

18 mai 2008

Copacabana y Isla del Sol

Hola a todos ! Cette fois-ci, c’est promis, je vais faire un texte court. Donc, un petit post pour vous parler de notre séjour dans un endroit bien touristique : Copacabana, en Bolivie ! A trois heures de La Paz, au bord du lac Titicaca. L’accès est rigolo car il faut prendre de vieilles barques en bois pour traverser. Nous sommes arrivés là-bas et avons pris un petit hôtel. Avec l’altitude et le froid, c’est vrai que nous délaissons un peu notre Casita c’est derniers temps. Enfin, Copacabana est un joli petit village, agréable, cerclé de collines. Le lieu est un petit Katmandou Bolivien, car des travellers d’un peu partout viennent y vendre des colliers... Nous avons passé deux journées sympas à se balader, visiter l’église, fait un tour de pédalo et manger les truites du lac. Le jeudi 15, nous avons embarqué pour l’Isla del Sol. Alors le lieu est superbe, l’île fut peuplée par les Tiwanakus (civilisation pré-inca), mais c’est un attrape-touriste. Pour marcher sur le sentier qui va du nord au sud de l’île, on est passé par 4 péages. On a fini la journée un peu véreux. Les prix sont à la tête du client et les habitants les plus aimables de cette île, sont les ânes et les cochons. Heureusement que depuis l’auberge on a pu assister à un coucher de soleil sur de beaux sommets enneigés, avec l’Isla de la Luna (sa petite-sœur) en premier plan. Le lendemain, nous avons repris le bateau et retrouvé la terre ferme. Nous sommes rentrés sur La Paz où Nadine, Stéphane et leurs trois fillettes (encore des gens qui voyagent) nous attendaient. Le jour suivant, le samedi 17, la capitale Bolivienne s’est faite festive, avec ses défilés folkloriques dans les rues, pour la Fiesta del Gran Poder. Mais ce fera l’objet d’un autre post. Salut à tous. Kik…PHOTOS

17 mai 2008

Oliver

Mardi 13 mai 2008,
Voilà un nouveau post pour vous raconter notre journée d’hier, où nous avons pu vraiment nous rendre compte de la vie des paysans de l’Altiplano. Pour commencer je dois vous expliquer que cela fait un peu plus de trois ans que nous parrainons un petit garçon, Oliver, via l’organisation Plan. Chaque mois nous versons quelques euros à cette O.N.G, argent qui sert à la communauté d’Oliver, surtout pour le développement, la protection e
t la scolarité des enfants, la santé et, plus largement, pour l’aménagement de points d’eau dans le village, et autres besoins pour les cultures. Le programme de Plan est très large, même s’il se préoccupe en premier lieu du cas des enfants. Le parrainage ne consiste pas seulement à donner de l’argent, mais nous permet également d’échanger avec le petit Oliver une correspondance assez régulière. Lorsqu’on a décidé de partir pour l’Amérique du Sud, il était, alors, pour nous évident de devoir lui rendre visite. Nous avons contacté l’organisation, qui de ce fait, a tout préparé.

Oliver et sa famille habitent un petit village paysan sur les rives du lac Titicaca, en Bolivie. C’est donc là que Hans, le guide que Plan avait mis à notre disposition, nous a conduit hier matin. Après 3 heures de route environ, la voiture s’est arrêtée devant une maison en construction, moitié en adobe, moitié en brique, et une petite bonne femme, cachée sous son bonnet de lama et ses nombreux jupons, nous a accueilli. C’était la maman d’Oliver. Petite femme très timide, elle ne comprenait pas bien l’espagnol et parlait seulement Aymarà, c’était donc assez difficile de rentrer en contact avec elle. Elle nous a ensuite fait entrer dans la cour de la maison, remplie de boue, à cause des fortes pluies de la veille au soir. Le père de la famille est arrivé, plus grand que sa femme, mais tout aussi timide. Il parlait mieux espagnol, et nous avons pu réussir à échanger quelques phrases. Nous nous sommes assis dans cette petite cour, sur un banc en bois qui c’est cassé la gueule au moins trois fois durant la visite. Pome et Léo étaient aussi intimidés que l’était Kik et moi. Comment rentrer en contact avec des gens si différents de nous ? Outre le barrage de la langue, le choc de deux cultures totalement opposées pesait sur nos épaules. C’est alors que trois petits gamins sont apparus. C’était Oliver, l’ainé, suivi d’Yvan et Lucrecia, les plus petits de la famille. J’étais très émue de voir enfin en chair et en os ce petit garçon que je n’avais vu alors qu’en photo. Après quelques mots échangés, la maman d’Oliver a servi le repas : elle a posé à même le sol un grand tissu multicolore où se trouvaient pommes de terre, fèves, différentes tubercules…le tout bien chaud, fumant sur le sol boueux et froid. Au centre, un bol de fromage frais en sauce épicé trônait. Le papa apporta également une grande assiette de fritures, petits poissons que lui-même avait pêchés dans le lac Titicaca. Repas simple, mais très bon. Tout le monde se servait avec les mains. Même le petit Léo, qui au début n’était pas très emballé, se laissa ensuite tenter, et la maman d’Oliver rigolait de le voir se servir et se resservir. Le repas mis tout le monde plus à l’aise, et une fois fini, le père nous invita dans la seule et unique pièce de la maison, histoire de se mettre au chaud. Oui, il faut dire qu’ici c’est l’hiver qui arrive et non pas l’été comme chez vous (chanceux !), et que sur l’Altiplano il fait très froid. Mais, lorsque Kik a demandé au papa s’il y avait un chauffage, celui-ci la regardé comme s’il n’était pas très net, en lui répondant, que bien sur que non car ils étaient habitués. On a un peu bavardé ainsi, Oliver nous a montré ses cahiers d’école, et nous nous sommes échangés quelques cadeaux. Sous les conseils de Plan, nous avions amené quelques vivres comme du riz, du sucre et de l’huile. En retour la famille nous a offert des pommes de terre, des tubercules, et un fromage, le tout de la maison, évidemment. Après un dernier au revoir, nous avons quitté la maison et Hans nous a amené voir les infrastructures que Plan a aidé à mettre en place au sein de la communauté. On a donc visité l’école, vu les jeux pour enfants, la bibliothèque et un nouveau « télécentro », où l’on peut téléphoner et aller sur internet. Nous sommes ensuite rentrés à La Paz, fatigués, mais heureux de voir que nous avions fait le bon choix en donnant notre confiance à cette O.N.G.

Voilà donc pour ce petit voyage dans notre voyage… La Bolivie est définitivement une planète à part. Hasta pronto chicos !! Jess… PHOTOS

12 mai 2008

Pome - Sucre

Après notre escale à Potosi, nous sommes allés à Sucre, une très très belle ville. Nous y sommes restés trois jours pour la visiter. Nous avons trouvé un hôtel vraiment très bien. Jacqueline et Olivier, les personnes qui tenaient l’hôtel, avaient deux enfants, Fabio et Thelma qui ont été nos copains pendant ce séjour. Le premier jour on a fait les fous tout l’après-midi. Le lendemain, nous sommes allés visiter le musée du tissu. C’est un musée très beau et très intéressant. On a vu les costumes des fêtes Boliviennes. Après, on a fait aussi les magasins et on est rentré pour jouer avec Fabio et Thelma, comme des coquins. Le dernier jour, nous avons visité le musée des dinosaures, un musée extraordinaire !! On a vu des vraies traces de dinosaures sur une façade à coté du musée. Le musée que Léo a bien aimé car il fait peur. Après l’avoir vu, on est rentré et on a joué avec les copains jusqu’à minuit. Un séjour inoubliable !!!!! Pome … PHOTOS (Potosi, Sucre et la route pour La Paz)…



Ps : Nous sommes à La Paz depuis hier. On s'apprête à passer un petit séjour à Copacabana, sur les rives du lac Titicaca. Mais avant ça, demain nous rendons visite au petit Oliver.
Et en bonus, une petite vidéo du Salar d’Uyuni, filmé grâce à l’appareil de Pome.

8 mai 2008

La Bolivie, c’est pas l’Pérou !!!

Encore un petit jeu de mot, ça ne fait pas de mal. Pour tout vous dire, celui là, je l’avais en tête depuis un certain temps. Bref, nous sommes à Sucre, en Bolivie, depuis trois jours, et c’est de loin, la plus jolie ville que nous ayons vu de tout notre voyage. Ancienne capitale, la ville regorge de bâtiments historiques, de places, de bâtisses agréables. Nous sommes d’ailleurs, dans une auberge tenue par un couple Franco-Suisse, super sympa. La maison est gigantesque, décorée avec goût et dotée d’un patio fort agréable, son nom : La Dolce Vita.Enfin, dans ce post, je dois vous parler de notre visite sur une autre planète : le Sud Lipez et le salar d’Uyuni.
Nous sommes partis mardi 29 avril, accompagnés de Benjamin et Sandrine, deux français qui finissent un tour du monde. On a donc embarqué dans le gros Land Cruiser de Sébastian (le chauffeur), accompagné par Nilda (la cuisinière). Le Sud Lipez, c’est un désert montagneux et aride, truffé de surprises extraordinaires. Il y fait très froid et on transite à plus de 4000m d’altitude. Les photos parlent d’elles-mêmes, mais je vais quand même vous décrire un peu cette excursion. Ce mardi, nous sommes donc partis de Tupiza pour arriver jusqu’à San Antonio de Lipez (4200m) et y dormir. Le village est microscopique, sans électricité et perdu au milieu de rien. Ce jour là, nous avons traversé la Quebrada del Palala (grandes gorges rouges) et el Sillar (littéralement la selle, de cheval), passage élevé entre deux gorges sculptées. Le lendemain, nous reprenions la route pour frôler la laguna Mojeron puis la laguna Hedionda, qui tient son nom de son odeur fétide. Tous les lacs que nous avons croisés ont des particularités, des couleurs différentes. Les eaux sont chargées de minerais différents, de sel, de borax, d’oxydes en tous genres… C’est un émerveillement perpétuel. Donc, ce deuxième jour, nous avons également traversé le Salar de Chalviri, croisé les eaux thermales de Polques et dormi près de la laguna Blanca (pas besoin de traduction). Le jour suivant débuta par quelques photos de la laguna Verde et du Volcan Licancabur, un bon bain dans les eaux thermales (pour la petite histoire, en sortant, le maillot de Pome a gelé). Puis un bref passage sur Mars en traversant le champ de Geysers de Sol de Mañana (4850m), cratères remplis de boues bouillonnantes, avec des fumerolles et des vapeurs sulfureuses. Un monde à part ! En fin d’après-midi, en route pour l’auberge d’Huayllajara (ceux qui arrivent à le prononcer, gagneront une bière à notre retour), nous avons put admirer la laguna Colorada alors fouettée par le vent qui formait un nuage de borax impressionnant. Cette nuit là, nous nous sommes pelés. La température est descendue à -25°C, peut être plus. Dans notre petite auberge sans chauffage, nous nous sommes enfouis dans nos sacs de couchage. Le lendemain, les 4x4, pourtant équipés, avaient les radiateurs gelés. En partant, nous sommes retournés au bord de la laguna Colorada, le vent s’était calmé et le spectacle fut somptueux. La vapeur sur les berges, le lac rouge, les vols de flamant-roses et les Lamas qui broutaient, formaient un tout parfait. Le silence régnait et le temps s’est arrêté quelques minutes. A midi nous avons mangé au pied de l’Arbol de Piedra et de ses acolytes. Ce fut l’occasion pour moi de faire grimpette sur ces formations rocheuses hors du commun. Cette quatrième journée fut bien remplie car, avant de rejoindre notre hôtel de sel, nous avons vu : la laguna Ramaditas, la laguna Honda, la Charcota, la Hedionda (encore une autre) la Cañapa, le petit salar de Chiguana et approché le Volcan Ollagüe (toujours en activité). Le soir, dans notre hôtel tout fait de sel, nous avons put enfin prendre une douche, mangé et écouté un concert inaudible de flûte de pan. Quelques gamins du village nous attendaient pour faire une représentation qui n’était pas vraiment au point, mais ils y ont mis tout leur cœur et c’était charmant. Le cinquième jour, et le dernier, nous avons encore quitté la planète terre, pour visiter le Salar d’Uyuni. Une sorte de banquise de sel de 12500Km², qui se trouve à 3650m d’altitude. C’est le plus grand réservoir de sel au monde ! Ce désert est plat comme la main et notre champ de vision a une portée de 140Km. C’est en grimpant sur l’Isla Inca Huasi (ou île du poisson, d’après sa forme) que l’on prend conscience de l’immensité que ça représente. Le ciel bleu, les montagnes minuscules au loin et les petits points noirs que sont les 4x4, participent à la perte de toutes notions d’espace. Les enfants étaient ravis, les grands aussi. Ben et Sandrine, que nous avons laissés à Uyuni (la ville), étaient sur un petit nuage.
Pour finir, tout c’est très bien passé, nos seuls ennemis furent le froid et l’altitude. Le personnel de l’agence avec laquelle nous avons fait l’excursion était des amours et, sur le retour pour Tupiza, nous avions encore du mal à nous rendre compte de tout ce que nous avions vu. Ce samedi soir, en rentrant, nous avons retrouvé la Super Casita, passé deux nuits à l’hôtel et repris la route, lundi pour de nouvelles aventures… Kik… PHOTOS

29 avr. 2008

Iruya

Hola chicos ! La familia est en Bolivie, à Tupiza, où nous nous préparons à faire une « expédition » de 5 jours en 4x4, pour les Salars d’Uyuni et le Sud Lipez.Le jour où nous avons quitté Salta, Jéré nous a rejoint et nous avons fait une petite bouffe avec mes parents dans une Doña Salteña (resto typique), avant de prendre chacun la route de son coté. Nous, nous sommes partis vers le nord et refait une partie du chemin que nous avions fait quatre ans auparavant. Purnamarca et sa montagne aux sept couleurs, Tilcara puis Humauaca où nous avons dormi à la sortie du village. La nuit fut bien fraiche et au petit matin on est parti pour Iruya. Pas simple l’accès ! 55Km de piste (en 2h30) avec un col à 4000m mais le détour en valait la peine. Nous avions discuté avec une dame aux pieds de l’Aconcagua, elle nous avait convaincu de faire ce petit détour avant la Bolivie. Le trajet fut magnifique bien qu’un peu remuant. Nous avons traversé de petits villages perdus avec des maisons faites en brique de terre, dans un décor quasi désertique, dérangeant sur notre passage quelques lamas et quelques oiseaux. Passé le col, nous sommes redescendus par un versant un peu plus vert. En face, des champs à flan de montagne et plus loin dans la vallée, Iruya. Nous y sommes restés une nuit. Blotti entre des falaises et des collines colorées, Iruya est la « grande » ville du coin. Il y a l’électricité et doit y avoir un peu plus de 500 habitants, c’est vous dire. En tout cas, le village est paisible avec son église, ses rues en pentes et ses petites maisons serrées les unes contre les autres. Le lendemain, nous avons rebroussé chemin et rallié Quiaca, dernière ville avant la Bolivie. A l’entré, ce panneau : Ushuaïa, 5121Km. Hasta luego, Kik…PHOTOS

27 avr. 2008

La face Cachi !!!

Ahaha, un peu d’humour ça ne fait pas de mal. Bon, ce post correspond à une excursion d’une journée, que nous avons faite avec mes parents.

Le 19 avril au matin, nous nous sommes retrouvés à leur l’hôtel, et pris la voiture pour se rendre à Cachi. Un petit village renommé, à environ 200Km de là. La route surtout est belle car on traverse le parc de « Los Cardones » (les cactus) pour s’y rendre. A six dans la petite Corsa, on a filé vers l’ouest sur de grandes routes droites d’abord, puis sur un chemin plus sinueux. On a commencé alors à s’engager dans la montagne et à se diriger vers le col de « la piedra del molino ». On a buté alors sur un obstacle : le passage d’un cours d’eau, appelé ici baden, nous paraissait impossible. Un gros camion est passé et s’est retrouvé avec de l’eau à mi-roue, suivit d’un 4x4 qui traversa en plein milieu. La vasque avait l’air trop profond. A cet instant le franchissement semblait impossible, surtout à six dans une petite berline. Plusieurs voitures arrivèrent et tous s’arrêtèrent, septiques eux aussi. Ce n’est que peu de temps après, qu’un gars en R12, plus téméraire, passa sans hésiter en serrant sur la droite. Notre Sauveur nous avait ouvert la voix, Alléluia ! On a donc traversé le cours d’eau, continué notre chemin devenu maintenant une piste, longé des roches rouges couvertes de cactus, croisé de beaux Gauchos à cheval et franchit le col. Un peu plus bas, de l’autre coté, nous attendait la « Recta Tintin » (longue ligne droite de 15Km), tracée par les Incas et qui passe au milieu d’un champ de cactus plusieurs fois centenaires. Nous sommes arrivés à Cachi pour le repas de midi. On a visité la petite église et le musée du village qui retrace l’histoire de la région. Ici, tout est fait en bois de cactus, facilement reconnaissable car il est clair, fibreux et rempli de trous. Ainsi du mobilier jusqu’à la charpente, tout est fait comme ça. Notre excursion c’est finie par la visite du cimetière, sur les hauteurs du village. Le lieu est paisible, de vieilles tombes assez sommaires cuisent au soleil, survolées par les condors qui tournoient dans le ciel azur. Ici, comme dans toute la région de Salta et, plus au nord, celle de Jujuy, nous sommes en terres Indiennes : les paysages, les gens et leurs habitations sont chargés de cette histoire. Colonisés par les espagnols et convertis au catholicisme, on observe un mélange religieux entre leurs croyances ancestrales et celles, plus récente, de l’Eglise. L’imagerie catholique (la croix, le Christ etc.) peut se trouver mêlée aux divinités (la Pachamama par exemple) des indiens d’autrefois. Donc, plus de doutes, on se rapprochait de la Bolivie. Kik…PHOTOS


ps : C'est resolu, plus de probleme avec la connexion, Kik

Salta la linda te llama !!!

Vendredi 25 avril 2008,
Nous sommes donc restés à Salta du 17 au 22 Avril : 6 jours vraiment très sympas. Cette ville est fascinante, car ici se fréquentent beauté somptueuse et pauvreté. Au coin d’une rue on peut y observer un magnifique édifice réalisé dans les pures traditions Espagnoles, et à ces pieds, une petite vieille Bolivienne qui vient y vendre la coca de son champ. La rencontre de ces deux extrêmes nous a conduit vers une nouvelle Argentine, celle du Nord Ouest. Elle nous a raconté l’histoire de ses vraies racines au travers de ses musées, ses monuments, ses églises. Les gens ont d’ailleurs la peau couleur de leurs ancêtres, et maintenant notre petite famille de Français se sent vraiment étrangère. Les parents de Kik nous ont accompagnés tout au long de cette semaine, et je pense qu’ils ont beaucoup apprécié ce petit bout de route.
Le soir nous avons mangé plusieurs fois au « Patio de la empanada », où nous avons découvert les spécialités du coin : des thamales (purée de maïs avec hachis de viande aux oignons, le tout cuit dans une feuille de maïs en forme de bonbons), des humitas (seulement purée de maïs épicée, en forme de petits paquets carrés, cuits dans des feuilles de maïs également), et locro (sorte de ragout au haricots, carottes, lama… bref de quoi tenir au corps)… et aussi les fameux empanadas Salteñas !! Pour ceux qui ont suivit le blog et qui ne connaissent pas l’Argentine, l’empanada fait depuis longtemps partie de notre quotidien. Il s’agit de petits chaussons, frits ou cuits au four, fourrés de viande, de maïs, de légumes, de fromage… Bref, à tous les ingrédients possibles. Salta en est la créatrice. Et ici, la viande n’est pas hachée, mais coupée en petits morceaux. Cela fait toute la différence, et c’est ici qu’ils sont les meilleurs de tout le pays. Ce fameux Patio, est vraiment incroyable. C’est en fait le lieu que plusieurs marchands ambulants ont décidé de créer pour plus de commodité. Chaque marchand possède son stand avec sa petite cuisine très sommaire, son téléviseur (et oui, ici c’est indispensable), et ses chaises et tables pour les clients. Un endroit bien « casero » qui nous a vraiment plu.
Après nos longues promenades tranquilles dans la ville, et nos achats aux plusieurs stands d’artisanat, nous avons passé tous ensemble, une soirée bien sympa, dans une peña, un lieu où l’on peut manger tout en regardant un spectacle de chants folkloriques. Petits et grands, ont été ravis et même si Léo dormait sur une chaise dans un coin, Pome n’a pas hésité un instant à faire la farandole avec les chanteurs et les danseurs. On appelle ça un final en beauté… le plein de souvenirs avant de pendre la route vers de nouvelles aventures. Alors besos queridos, y hasta pronto !!! Jess...PHOTOS

25 avr. 2008

Encore sur la route !

Alors voila un nouveau post pour vous montrer les photos prises sur la route entre Mendoza et Salta. Ce bout de route est très long, et nous l’avons fait en 4 jours, en roulant comme des fous. Je prendrai l’ordre des photos pour vous décrire les lieux traversés, même si ça ne respecte pas vraiment l’ordre chronologique du voyage.
Sur les premières photos, vous pourrez voir le musée de « La Pachamama », du moins son impressionnante façade, qui se trouve dans le petit village d’Amaicha del Valle.
Ensuite, viennent les photos des superbes formations rocheuses de « La Quebrada de las Conchas ». C’est la route qui rejoint Cafayate à Salta. Une « Quebrada » signifie un fleuve entre deux montagnes. Les paysages que nous avons trouvés là-bas, nous ont beaucoup rappelés ceux du parc Talampaya. Il s’agit de toute façon de la même recette de fabrication : la formation des Andes a complètement chamboulé ces collines de sédiments, et quelques millions d’années de pluie et de vent, ont ainsi terminé le chef d’œuvre.

Puis c’est autour des photos de « La Difunta Correa », qui signifie la défunte Correa. La légende raconte que cette femme aurait été retrouvée dans le désert du Cuyo, morte de faim et de soif, et que seul son nouveau-né continuait de vivre en tétant à son sein. La survie du petit Correa fut accueillie comme étant le premier miracle que la défunte avait accompli. C’est donc pour cela que se trouve sur la route de San Juan, un véritable sanctuaire, lieu de pèlerinage, où l’Argentine entière vient implorer un autre miracle. Le lieu est incroyable : on y voit une dizaine de chapelles qui appartiennent toutes à un corps différent (la chapelle de l’étudiant, la chapelle de la mariée, de l’uniforme…), où les gens y ont déposé des offrandes. Plus tard, sur la route encore, vous pourrez voir aussi des photos de ces nombreuses petites chapelles qui se trouvent au bord des routes Argentines, et où l’on dépose des bouteilles d’eau pour apaiser la soif de la Difunta Correa, pour qu’en échange elle nous protège sur les nombreux chemins. Légende, crédulité des gens ou croyance populaire…en tout cas la foi fait vivre, surtout lorsqu’on a rien d’autre.
Enfin, les derniers clichés ont été pris sur le site des ruines de « Quilmes ». Cette vieille ville fondée par les indiens du même nom, date du 9° siècle. Elle a été construite à flanc de colline pour mieux apercevoir si le village subissait une attaque. L’endroit a quelque chose de magique, car d’en haut on peut bien voir la formation architecturale du site qui ressemble à un gigantesque labyrinthe, et dont le tout a été envahi par d’impressionnants cactus de 8 mètres de haut. C’est d’ailleurs le jour de cette superbe visite que l’on a dormi entre une station essence et un troupeau de lamas juste après le village de Tafi del valle, alors qu’un bon lit douillé nous attendait à Tucumàn. Notre Super Casita avait un problème d’alternateur… rien de grave, mais juste qu’on a passé la nuit la plus fraiche de toute notre vie, et qu’il y a plus sympa comme réveil que les cris stupides des lamas… Enfin, depuis on s’en est remis et on se prépare à d’autres aventures, puisque nous devrions passer la frontière Bolivienne après-demain. Je vous embrasse tous y hasta luego...Jess...PHOTOS

21 avr. 2008

Valle de la Luna y Talampaya,

De notre voyage en Argentine nous aurons bon nombre de souvenirs, et, les lieux que nous avons visité les 14 et 15 avril derniers en feront partie, c’est certain. En remontant vers le nord depuis Mendoza, nous avons fait halte à San Agustin de Valle Fertil pour visiter deux parcs assez proches, Ishigualasto (appelé Valle de la Luna) et Talampaya. Le premier porte bien son nom. Le peu de végétation, les sédiments gris, ainsi que les formations rocheuses vous plongent dans une atmosphère lunaire. La visite se fait avec un guide, tout le monde prend son véhicule et c’est parti en file indienne jusqu’aux miradors et autres points d’intérêts du parc. Le sol est gris, le ciel est bleu. C’est un désert peuplé de rochers sculptés défiant l’attraction terrestre. D’étranges phénomènes d’érosion se sont produits ici. La mer en se retirant, aidée par la montée des Andes, les vents et les années ont fait du travail d’artiste. 40Km de piste à se remplir les yeux de cette nature belle et hostile à la fois. Pour sortir, nous avons longé une falaise de roches rouges, véritable barrière naturelle et porte de l’autre parc : Talampaya.
Ce n’est que le lendemain que nous nous y sommes rendus. La route était superbe, toujours du ciel bleu mais le décor avait changé. Les reliefs s’étaient teintés de rouge, d’orange et d’ocre. Une large palette de couleur. Nous avons fini par entrer dans l’enceinte du parc pour y faire une excursion. Talampaya est un canyon, où d’’anciennes tribus y avaient trouvé refuge. Sur les blocs de pierre on peut y voir des gravures, scènes de chasse et de vie de ces temps révolus. En s’enfonçant dans les gorges on se sent comme de petites fourmis tant les parois sont hautes. Puis il y a ce rouge incessant : le sable est rouge, la roche est rouge… On a la tête levée pour admirer les falaises ou le vol d’un condor.

C’est deux parcs détiennent des univers fragiles et les guardaparques, ainsi que l’Unesco, les protègent. Ces visites furent un voyage dans notre voyage… Kik…PHOTOS

Mendoza, suite et fin.

Et oui, je sais ça fait très longtemps qu’on n’a pas donné signe de vie… Alors mille excuses à tous !!! Mais surtout : JOYEUX ANNIVERSAIRE à NADEGE !!! Je sais que j’aurai pu être à l’heure pour tes 30 ans, mais je vais de suite expliquer le pourquoi du comment.

Tout d’abord, nous sommes actuellement à Salta, une des plus jolies villes d’Argentine, si ça n’est pas la plus belle. D’ailleurs, ici, on l’appelle : « La linda ». C’est une des rares villes de ce pays à porter autant d’histoire. Elle affiche des superbes bâtiments coloniaux Espagnols qui la rendent majestueuse. Mais bon je ne m’étends pas sur le sujet, puisqu’elle elle fera l’objet d’un autre post. Alors patience, et vous serez tout (ou presque) sur Salta.

Bon, pour revenir aux raisons de notre si longue absence sur le net, je dois vous expliquer que les parents de Kik nous ont rejoints le 11 Avril à Mendoza. Ils sont venus passer une vingtaine de jours en Argentine, et leur rythme de voyage n’est donc pas le même que nous qui y sommes depuis 8 mois maintenant. Donc, on a tracé sur les routes à toute allure et un peu mal mené notre Super Casita.

A Mendoza, nos amis routards Seb, Bouchra et leurs trois filles, nous ont rejoints. On a donc enchainé des repas tardifs, avec asado et bons vins en plat de résistance. La bonne ambiance était de mise, et on a visité la ville ensemble. Les enfants ont adoré le parc San Martin, qui est, cela dit, immense et magnifique. Ils se sont fait des courses poursuites avec des petites voitures à batteries. Le bonheur !! C’est donc à ce moment que Repé et Remé, les parents de Kik, nous ont rejoints. On leur a fait découvrir la ville, puisqu’on connaissait bien les lieux intéressants depuis le temps. On a même visité tous les six une bodega à Maïpu, et dégusté de bons petits vins de la maison. Il faut rajouter, pour ceux qui ne connaissent pas l’Argentine, que Mendoza est la ville du vin par excellence. Elle jouit d’un climat parfait, puisqu’il n’y pleut presque pas. De ce fait, elle est entourée de nombreuses bodegas plus ou moins connues.

Pour conclure, je ne sais pas si c’est l’arrivée des routards, ou celle des grands parents, ou tout simplement l’effet des bons vins de la région, mais dans cette ambiance, on n’a pas réussi à trouver le temps de continuer le blog. Bref, encore mea culpa à todos… on vous embrasse tous bien fort, et préparez vous, parce que plusieurs posts arrivent, car on a un bon paquet de photos à vous montrer.

Ciao chicos y hasta luego…Jess...PHOTOS

8 avr. 2008

Puente del Inca y Aconcagua :

Comme vous avez du le comprendre nous sommes à Mendoza depuis quelques temps. On est dans un camping légèrement en dehors de la ville, calme, avec un personnel adorable. Depuis que nous sommes en Argentine, nous allons de rencontres en rencontres. La gentillesse et la sympathie des gens sont très touchantes, qu’ils soient Argentins, Français ou d’ailleurs, nous avons toujours des échanges intéressants. Pour couper notre séjour ici (le plus long depuis notre départ), nous avons fait une petite boucle de trois jours en direction du Chili. A deux pas de la cordillère, nous avons d’abord empreinté une piste en direction de Villavicencio, connue pour son eau minérale et ces paysages magnifiques. Nous sommes arrivés à 3200m pour redescendre sur Upsallata. Au passage du col nous aurions du voir l’Aconcagua mais ce jour là, nous étions dans les nuages, et se concentrer sur la route était pus important. Nous avons passé la nuit à Upsallata, village célèbre pour ces fours Mapuche (tribu indienne) réutilisés par l’armée de San Martin, El Liberador ! Le lendemain, nous avons repris la route pour le Puente del Inca, pont naturel aux couleurs orangées. Des eaux thermales riches en minéraux s’écoulent tout autour et ce lieu surprenant est accompagné de légendes indiennes. Un peu plus loin, nous sommes entrés dans le parc de l’Aconcagua et fait une petite ballade pour observer les contreforts impressionnants du point culminant du continent Américain. Le soir nous sommes remontés au dessus d’Upsallata pour dormir dans les montagnes. Nous avions repéré, la veille en descendant, de jolis coins au milieu de collines colorées, jouissant d’une vue dégagée sur les Andes. La nuit fut fraiche (3000m d’altitude) mais le décor valait la peine. Le troisième jour, nous sommes remontés au Mirador de l’Aconcagua et redescendu tranquillement sur Mendoza par la route nationale… Kik…PHOTOS

4 avr. 2008

Les Dinosaures


Après pâques, nous avons visité deux villes de la province de Neuquèn : Cutral-Co et Villa El Chocon, où les paléontologues ont retrouvé des squelettes de dinosaures. C’est Léo, le spécialiste de ces énormes monstres qui va vous raconter ces deux découvertes :


« J’ai aimé les dinosaures et le carnivore qui avait des petites cornes. J’ai aimé le triceratops qui mange de l’herbe. J’ai aimé le tyrannosaure qui fait peur. On a vu dans le musée des tout petits dinosaures très beaux. Pome a trouvé une dent de dinosaure. Moi, j’ai trouvé un os de patte de tyrannosaure. J’ai acheté des dessins de dinosaures. J’ai été dans le sable pour trouver des os avec la pelle et le pinceau. »


Voilà donc le souvenir que Léo a gardé de ces deux super journées... PHOTOS

Jess et Léo

PS : Un petit coucou a tous pour vous dire qu'on est a Mendoza (la ville) depuis quelques temps. On s'est trouve un chouette camping avec piscine. On a quand meme fait un petit tour de trois jours, histoire de saluer l'Aconcagua. Maintenant on s'occupe tranquillement en attendant sagement mes parents pour reprendre la route... Kik

31 mars 2008

Pome - Un super Pâques!

Hier samedi 22 mars, sur la route pour Mendoza nous avons retrouvé Bouchra, Sébastien et les copines. Nous avons passé une super soirée ! Et au réveil c’était Pâques ! Léo a fait un tour et on l’a entendu crier « Il y a des œufs ! » J’ai couru pour aller voir, et oui c’était vrai il y avait bien des œufs. Alors on est allé réveiller Sonia, Sabrina et Inés. Tous ensembles on a trouvé plein de petits œufs cachés sur les camions. Le petit déjeuner était servi. Après on a joué un petit peu et on c’est dit au revoir, et léo a crié « Pome, Pome ! » Et vous savez quoi ? Dans le lit deux gros œufs (de 15 cm) nous attendaient. Miam miam... PHOTOS Pome.

Siete Lagos y Parque Lanin

Mercredi 26 mars 2008,
Des lacs, des lacs et des lacs… Ils disent qu’il y en a sept, mais à vrai dire il y en a bien plus. Des petits, des gros, des bleu foncé, presque noir, des bleu clair turquoise, bref, des lacs à n’en plus finir. Les paysages sont très beaux, mais je dois dire que c’est la première fois depuis notre arrivée en Argentine, que je me croyais en France. C’est clair que cette partie ressemble beaucoup aux Alpes. En plus les villages aux alentours sont constitués de petits chalets en bois, tout est beau, propre, clean… Ce n’est pas vraiment le coin le plus typique de ce pays, et je dois dire que j’ai été un peu déçue. Peut être aussi que je deviens trop exigeante, qui sait ? Après tant de belles choses, le classement devient dur, et il m’en faut beaucoup pour me toucher. Enfin, je peux dire qu’on a fait quand même de beaux campings sauvages. Un souvenir que j’ai en tête, e
t qui me restera longtemps je pense, est le soir après avoir bien roulé pour admirer les impressionnantes formations rocheuses de « Valle encantado », on s’est posé au bord d’un lac sans personne aux alentours, et alors que le soleil se couchait, un gaucho en habit traditionnel, et son grand chapeau, est passé sur son cheval blanc, fier comme un pape. D’où venait-il ? Ou allait-il ? Là pour le coup c’était le vrai dépaysement. On se serait cru dans un film. Les enfants, quand à eux, on adoré cette partie du voyage. Ils ont ressorti le seau, la pelle et le râteau, et nous ont préparés des « empanadas », de la « chichulin » et des « milanesas » avec le sable des nombreuses berges. Des plats bien locaux, pour ceux qui ne connaissent pas... PHOTOS 7lacs

Le 20 mars, on est allé visiter un autre parc, qui se nomme comme le volcan qui s’y trouve : le Lanin. Ce petit parc est bien
moins célèbre que la route des sept lacs, et je pense qu’il vaut vraiment la peine d’être vu. Je me demande d’ailleurs si je ne l’ai pas trouvé plus beau. Et c’est tant mieux qu’il m’est autant plu, parce que le lendemain c’était mon anniversaire, et je dois dire qu’on y a passé une super journée. Trente ans au pied du volcan Lanin, pas mal non ? Déjà le matin, Pome et Léo m’ont offert des beaux dessins qu’ils avaient préparés à l’avance. D’ailleurs, je dois leur dire chapeau, car en étant 24 heures sur 24 ensemble, pas facile de faire des surprises. Dans l’après midi on a fait une petite marche sportive pour aller observer une cascade. Superbe vue, et douche assurées !! C’était vraiment sympa. Léo a été un adorable petit garçon, car pour une fois il a marché sans râler du début à la fin. Et pour finir en beauté, on a trouvé un petit restaurant prés du lac, où on a pu manger un bon « bife de chorizo ». Bref, une journée bien remplie. C‘était pas ambiance fiesta, mais ça je le réserve pour mon retour en France avec tous mes amis. Voilà donc pour ce petit bout de route, la suite dans le prochain épisode. Besos chicos !! PHOTOS Lanin
Jess

22 mars 2008

Los Arrayanes

Vendredi 21 mars 2008. Voici un petit post pour vous raconter notre superbe excursion au parc Arrayanes. En effet, lundi 17 mars, on a pris un bateau au petit port de Villa la Angostura, sur le lac Nahuel Huapi pour pouvoir rejoindre la pointe de la péninsule où se trouve une des rares forêts d’Arrayanes. Et oui, vous l’aurez compris, le parc porte le nom d’un arbre. Ces arbres sont sublimes, pour dire vrai, je n’en ai jamais vu de plus beaux, enfin c’est mon avis, et les gouts et les couleurs, ça se discutent pas. Déjà, ils sont très rares, car très fragiles, et ils ont une superbe couleur cannelle. Mais ça n’est pas tout, car ils ont aussi des troncs torsadés et tortueux, et par endroit des bouts d’écorce se sont décollés pour laisser apparaitre un bois plus clair, presque blanc. Le contraste entre leur belle couleur orangée et ces petites touches de blanc donne à la forêt un air enchanté. On pourrait croire qu’on se balade dans un tableau impressionniste. Ce sentiment s’accentue d’ailleurs lorsque les rayons du soleil viennent lécher les écorces et rehausser leur couleur. Afin de protéger le sol, et donc les arbres, le parcours se fait sur des passerelles de bois. Pome a adoré caresser leurs troncs tout doux car certains des spécimens ont une fine pellicule qui s’effrite et donne une poudre légère et orange. Encore une merveille de la nature Argentine. Que ce pays est riche en faune et en flore !! C’est incroyable !!
C’est donc la tête dans les nuages que nous avons repris le bateau pour rentrer au port, et que nous avons filé avec « super casita »sur la fameuse route des 7 lacs. Et oui des lacs, des lacs et encore des lacs, mais tout ça sera dans un prochain post… Bonne Pâques à tous et gros bisous.
Jess...PHOTOS...

20 mars 2008

El Bolson y Lago Puelo

Mercredi 19 Mars 2008,
Nous voici depuis ce matin à San Martin de Los Andes, un bien joli village, dont les maisons en bois ressemblent réellement aux chalets suisses. D’ailleurs c’est dans cette partie de l’Argentine que l’on mange les meilleurs chocolats. Il pleut, et aujourd’hui nous nous sommes réfugiés dans une petite maison très mignonne, d’où on peut apercevoir les montagnes tout au tour. Cela ressemble à nos Alpes, sauf que tout est franchement démesuré. Les lacs sont si grands qu’on dirait des mers, les arbres sont presque tous centenaires et mesurent pas moins d’une trentaine de mètres au minimum, et la route est longue, longue…Bon, je reviens à la suite de nos aventures après le superbe parc d’Alerces. Nous avons quittés le parc le 10 Mars et avons filé droit vers El Bolson, petit village de montagne où vivent d’anciens hippies qui se sont mis au vert. En effet, tout autour de la ville, on peut rencontrer « des chacras », qui sont des fermes agricoles, et on peut même gouter tous leurs produits à la fameuse feria du village. Cette vallée est très verte, l’ambiance est plutôt zen et des artisans viennent y vendre leurs objets. On s’est posé là-bas quelques jours, on a loué une petite maisonnette. Pome a fait ses évaluations. Ouf !! Ce n’était pas facile !! Kik et moi avons joué les professeurs de français, de maths, d’histoire-géo, d’espagnol, etc. Pas facile quand même l’école à distance. Mais bon, les évaluations sont en route pour la France, et nous on est bien soulagés.

Le 14 Mars on a mis le cap sur le parc du « Lago Puelo », et oui encore un lac !! Et c’est pas fini, vous allez voir ça !! L’ambiance y était tranquille, calme, sereine, et les eaux du lac étaient d’une transparence incroyable. Après une petite balade sur les berges du lac, on a filé vers San Carlos de Bariloche. On a suivit les conseils d’un argentin que nous avions croisé sur notre route, et on s’est posé deux jours dans un camping à la sortie de la ville, prés du lac « Nahuel Huapi ». Il a plu, et ce n’était pas très drôle, mais heureusement on a rencontré là-bas une joyeuse bande de voyageurs, dont les fameux Français qui roulent à bord de leur vieux camion Citroën, (voici leur site, c’était Polo qui les avait trouvé en premier : www.cheminsdumonde.net). J’ajoute aussi le site d’un couple de Hollandais incroyables qui voyagent depuis 5 ans autour du monde : www.landcruising.nl. Bref, on a pas vu grand choses à Bariloche, mais on a passé une bonne soirée avec des chansons à la guitare sur Ushuaia, que Damien, un voyageur Belge, avait inventées. Les enfants se sont fait des copains voyageurs également, avec qui ils partaient à la chasse aux aigles dans le camping. Vous ne verrez donc pas beaucoup de photos sur cette étape… et oui les voyageurs ont le droit à leurs vacances un peu !!! Jess...PHOTOS

PS: ICI vous trouverez un petit plan récapitulatif avec nos arrêts principaux.

13 mars 2008

Parque Los Alerces :

Alerces signifie Cèdres. C’est donc un parc où il y a des cèdres millénaires que nous avons visité. Enfin, pour être exacte, les cèdres en question ne se trouvent qu’à un endroit précis du parc, et on ne peut s’y rendre qu’en bateau. Nous avons passé deux nuits bien fraiches dans un joli camping au bord de l’eau, fait le tour du parc et ce n’est que le troisième jour que nous avons fait l’excursion. Partis un peu à la bourre, la journée a débuté par un sprint de 1500m en sous bois, pour attraper le catamaran. Mais une fois à bord, nous avons put apprécier le calme ambiant. On s’est laissé glisser sur l’eau pour frôler des montagnes couvertes de Coihue et de résineux, observer un glacier et admirer une nature pure. Arrivé au petit port, nous avons fait une visite guidée de deux heures pour contempler les Alerces. Chez nous, les cèdres sont de la famille du pin alors qu’ici, du ciprès. Et c’est une différence majeure me direz-vous ! C’est sur. Bref, on s’est baladé dans ce décor de rêve, au milieu d’arbres gigantesques, dans un environnement luxuriant… Bambous, fleurs, cours d’eau, lacs aux couleurs incroyables ont agrémenté cette marche. On a passé une après midi formidable, et le clou du spectacle fut le Grand Père des arbres, arbuste de 57m, qui possède un tour de taille impressionnant et impose le respect avec ses 2600ans…

Je vous écris depuis El Bolson, petit village qui se trouve à la sortie du parc. Demain nous reprendrons la route pour un autre parc qui se nomme Lago Puelo. Ensuite nous monterons plus au nord pour atteindre la région des sept lacs et les villes plus connues de Bariloche, Villa la Angostura, San Martin et Junin de los Andes… De beaux endroits, de belles photos en perspectives… J’ai peur que ça devienne lassant… Kik.

Ps : Vous trouverez, en premier lieu, dans la session photo, des clichés pris à Esquel dans le petit train à vapeur, appelé : la Trochita…PHOTOS

7 mars 2008

la Ruta 40

Hola a todos ! Nous faisons halte à Esquel, petite bourgade sympathique, aux portes du parc «Los Alerces». Jéré nous avait prévenu, le tronçon de la 40 que nous avons effectué n’a pas été de tout repos. Entre El Chalten et Esquel, nous avons fait à peu prêt 1000Km dont 700 de piste. Et le pire fut la fin, les 140Km entre Perito Moreno (la ville) et Rio Mayo. Mais la camionnette tient bon. Je suis même impressionné par ses capacités. Nous n’avons rien à envier aux 4x4. J’ai revissé deux ou trois trucs et perdu une attache du porte-bagages, mais rien de grave. Nous avons fait quelques photos le long de cette route qu’on n’a pas fini de suivre. Lors d’un arrêt à la « Cueva de las Manos », sorte de canyon au milieu de rien, où vivaient des peuplades de chasseurs, ou, au cours de pauses déjeuner. Nous avons dormi en pleine campagne, dans les champs, là où les nuits sont étoilées ! Souvent, tard dans la nuit, je stoppe « Super Casita » (c’est le petit nom de notre camionnette) à un endroit qui me semble plat, les enfants dorment à l’arrière depuis un bon bout de temps, et Jess somnole à coté. Là, je sors pour observer la voie lactée avant un repos bien mérité. Autour de nous, rien ou presque, on aperçoit parfois une Estancia à 30Km de là, petit point lumineux parmi les étoiles. Le tout baigné dans un silence absolu. Voilà, le point route est terminé. Juste une chose, à Perito Moreno, nous avons rencontré Sébastien, Bouchra et leurs trois filles, qui, comme nous, mais en plus long (2ans), sillonnent les routes d’Amérique du Sud. On a bien accroché et les enfants ont joué comme des fous. Normalement on devrait se recroiser aux alentours de Mendoza. D’ici là, on leur souhaite une bonne continuation y suerte ! Kik …PHOTOS

5 mars 2008

Los Glaciares

Mardi 4 mars 2008. Après notre escale au Chili, nous avons ensuite entamé notre remontée vers le nord, en empruntant la « ruta 40 », la fameuse Panaméricaine. Nous sommes arrivés au parc des glaciers le 24 février, et après avoir visité la ville d’El Calafate, un peu trop touristique et surfaite à notre gout, nous avons plutôt décidé d’aller sur les rives du « Lago Roca » pour nous reposer de la route. Le camping était magnifique… des arbres, de l’herbe jaune, et un lac si turquoise, qu’on aurait dit qu’il était faux. Après avoir rechargé nos batteries, au calme et à l’air pur, on est allé visiter le célèbre glacier « El Perito Moreno ». Et là, je dois dire que le spectacle était grandiose, d’ailleurs Pome n’arrêtait pas de répéter : « Mais comme c’est beau !! Mais c’est trop beau !! ». Le glacier est gigantesque, sa superficie est de 250 km2, son front s’élève à 70 m. C’est donc un monstre de glace qui prend des couleurs allant de la transparence du verre, jusqu’ au bleu éclatant des saphirs, en passant par le blanc du givre et le bleu turquoise des bonbons à la menthe. C‘est le seul glacier au monde qui avance encore. On est resté là à le contempler pendant un bon bout de temps. En plus du spectacle visuel, on a eu le droit à un spectacle sonore, car le glacier craque sous l’influence du changement de température. Il gronde comme le tonnerre, et on peut assister parfois à l’effondrement d’un bloque de glace qui se détache et s’écroule dans le lac. D’énormes vagues se forment alors, et ce petit morceau du Perito Moreno devient alors un iceberg qui, comme un glaçon plongé dans un verre d’eau, tourne un long moment sur lui-même avant de trouver sa place définitive, et se met à flotter tranquillement à la surface du lac. Le 27 février, nous avons rejoint la petite ville d’El Chalten toujours dans le fameux parc des glaciers, et nous nous sommes installés dans un camping de montagnes avec un couple de Français qui avait un petit garçon de 5 ans, et un autre couple de Canadiens, qui avait un petit garçon de 3 ans. Très vite, les enfants ont formé une joyeuse petite bande, et ont testé tous les jeux de société que proposait le refuge du camping. Ils étaient très heureux de pouvoir enfin parler un peu français avec des copains, et se sont bien éclatés. Les adultes également ont pris un réel plaisir à se rencontrer. Des voyageurs avec des enfants, faut dire qu’il y en a pas à tous les coins de rue, et qui parlent français en plus… c’était vraiment inespéré !! Bref, on a passé là-bas 3 jours vraiment sympas, et on a même fait tous ensemble une super ballade jusqu’à un mirador où l’on pouvait voir le Fitz Roy. Ce coin du parc est réellement splendide, et El Chalten n’est pas encore trop touristique, et a donc, pour le moment, conservé son côté petit village de montagne. La nature est surprenante dans ce coin du monde encore préservé de l’activité des hommes, et même si la pluie, le vent et le froid nous ont bien montré leur présence, nous avons dévoré de nos yeux tous ces paysages splendides. Je vous laisse donc avec les photos, elles racontent surement mieux que moi ce qui se passe par là-bas. Jess...PHOTOS...

28 févr. 2008

Torres del Paine

Voilà, je trouve un moment tranquille pour raconter notre petite halte à Torres del Paine, superbe parc Chilien. Après avoir dormi une nuit dans la camionnette sur la route, peu après la frontière, et s’être ravitaillé à Puerto Natales, nous sommes arrivés au parc le 21 février en fin de journée. Ce sont la pluie et de gros nuages noirs qui nous ont accueillis, ainsi qu’une piste pourrie de grosses pierres et de flaques d’eau. On voyait rien tellement c’était nuageux et gris, et on s’est réfugié dans un des nombreux campings que propose le parc, à l’abri sous les arbres typiques de la Patagonie, complètement tortueux et déformés par les grosses rafales de vent. Pour commencer, l’endroit nous a semblé hostile, et ça n’est que le lendemain que le parc nous a offert ses secrets et ses trésors. Dés le matin au réveil, un ciel bien dégagé nous a laissé apercevoir les « Torres », pointes gigantesques de roche qui portent bien leur nom. C’est là aussi que nous avons fait connaissance avec Cristiàn, un Chilien marin, qui parlait très bien français. On est resté à bavarder avec lui de tout et de rien, et il a marqué le début d’un tas de rencontres vraiment sympas que nous avons faites avec plusieurs Chiliens. Ce jour là nous sommes allés voir le « Salto Grande », une cascade pas aussi haute que le laisse croire son nom, mais qui possède un débit incroyable, et faire une petite randonnée jusqu’à un point de vue sur le lac Nordenskjold (pas facile à prononcer, mais les Chiliens y arrivent très bien). Sur le chemin, nous avons pris en stop Nicanor et Taïs, deux jeunes étudiants en photographie de Santiago. Et pareil qu’au matin, nous avons discuté, mais cette fois ci en espagnol, et Nicanor nous a bien fait rire avec ses mimiques. En route on a croisé une famille de petits renards, qui venaient nous voir tout prés, et se laissaient facilement photographier. Pome et Léo étaient ravis, et même si la balade était parfois un peu longue pour eux, tout s’est arrangé lorsqu’ils ont pu voir un troupeau de guanacos, avec quelques uns vraiment tout jeunes encore. La nature était splendide, de la vraie montagne comme on l’aime, et les lacs étaient d’un bleu turquoise incroyable. Ca n’est que lendemain que l’on a pu vraiment comprendre pourquoi ces lacs avaient tous une couleur pareille, lorsqu’on a vu sur le « Lago Grey » ces petits icebergs bleus schtroumpfs. Ils avaient l’air complètement artificiel, plutôt que de la glace, on aurait dit du plastique pour construire des maquettes. On n’y croyait pas tant la couleur nous surprenait. C’était donc ça le secret : ces lacs sont tous formés par la fonte de glaciers millénaires. Le glacier craque, bouge, et de gros bloques de glaces de couleur saphir se décrochent et fondent tranquillement dans les eaux du lac. La coutume est de prendre alors un toast avec un peu de glace âgée de 2000 ans et du whisky. A notre grand désespoir on n’a pas pu le faire… les icebergs étaient trop loin, et donc inaccessibles. Mais à la place d’un toast, on a passé une après midi sympa avec Angelo et Macarena, encore deux Chiliens adorables qui nous ont raconté un tas de choses sur les vieilles traditions de leur pays, et ils ont mêmes appris à Pome à jouer à un jeu avec des coquillages que l’on avait rapporté d’Ushuaia. Pour moi, « Torres del Paine » restera dans ma mémoire car en plus d’être un joli coin de montagne, ça a été aussi l’occasion de rencontrer des gens vraiment adorables. Et maintenant je peux dire : Viva Argentina, pero viva Chile también !!! Jess...PHOTOS...

ps : Je ne crois pas que les commentaires des photos marchent. Je suis actuellement à ElChalten dans le cyber le plus lent d'Argentine et c'est pas peu dire. J'en profite pour vous remercier tous pour vos messages. On n'a pas souvent l'occasion d'y répondre mais ça nous touche beaucoup. Merci à tous et muchos besos. Kik

26 févr. 2008

Ushuaia, Fin del Mundo

Mercredi 20 février 2008, nous nous apprêtons à quitter la ville d’Ushuaia. Nous sommes arrivés vendredi soir, un peu fatigué par la route, et nous sommes donc resté deux nuits dans un petit hôtel avec une jolie vue sur la baie. Il faut dire que la ville jouie d’un emplacement de rêve. Située en bord de mer, dans une baie claire et parsemée d’îlots rocheux, entourée de montagnes noires sur lesquelles il reste encore des névés. En face le Chili avec ses pics accrochant les nuages et qui sont souvent baignés d’une lumière incroyable. Il est coutume de dire que les quatre saisons passent en une journée et nous l’avons vérifié. Dimanche matin, bien reposés, nous sommes entrés dans le parc Tierra del Fuego et avons, de ce fait, fini les 3063Km de la Route 3. Le parc propose un bon nombre de randonnées souvent pour suivre un court d’eau, pour admirer un panorama sur la baie de Lapataïa (la dernière avant le Chili), voir des barrages de castors ou arriver jusqu’à un lac. Nous en avons fait quelques une et nous avons eut l’opportunité de passer deux nuits dans l’enceinte du parc. Il y a des airs de camping sans infrastructures mis à la disposition des randonneurs. Là, nous y avons passé de bons moments, entourés par les lapins, les aigles et les cauquens (sorte d’oie sauvage). Pour finir, après notre séjour dans le parc, de retour en «ville», nous avons fait l’ascension du Glaciar Martial. Les enfants était heureux, nous avons touché la glace et admirer une vue spectaculaire sur la baie. Notre incursion en Terre de Feu restera comme une étape marquante de notre voyage. La Patagonie est une région (si on peut l’appeler comme ça, vu l’immensité que ça représente) fascinante… Kik… PHOTOS D’USHUAIA


PS : Jess va bientôt vous conter notre séjour à Torres del Paine, un parc magique, au Chili, l’un des plus beaux au monde parait-il. En tout cas, notre trajet d’Ushuaia à Puerto Natales (au Chili) fut épique, nous avons fait 550Km sans trouver de stations service et je dois avouer qu’on a serré les fesses. Depuis j’ai acheté un jerrycan. Nous sommes actuellement dans le Parque Los Glaciares où se situe le fameux « Perito Moreno », le seul glacier au monde qui avance encore. Nous irons lui rendre visite demain… Kik…

17 févr. 2008

Tout feu, tout flamme !

Après Punta Tombo, pour tout vous dire, le soir même, nous avons pris la route et enquillé près de 800 bornes dans la nuit, pour atterrir à Puerto San Julian. Petite bourgade agréable, perdue en pleine Patagonie, blottie entre de belles collines et un bras de mer. C’est d’ailleurs à cet endroit que Magellan et son équipage, mirent les pieds à terre, croyant avoir trouvé le fameux détroit… Loupé, c’était 500Km plus bas. Nous sommes restés trois jours avant de reprendre la route. Je vous laisse visionner ICI, les photos prisent lors d’une ballade sur les côtes, vous allez voir, c’est beau !
Par la suite, comme Jess vous l’avait annoncé, nous avons continué la Route 3 jusqu’en bas, jusqu’à l’extrême sud… Et nous y voilà ! La mythique ville d’Ushuaïa, qui mérite bien sa renommée, nous a ouvert ses bras après une longue journée de route. Elle a commencé par le refus d’un fonctionnaire zélé, qui ne voulait pas nous laisser sortir d’Argentine… Puis, vint les autres passages de frontières, le bac pour passer en Terre de Feu, suivit de 150Km de piste bien « roots », une pause à Rio Grande (hommage à Eddy Mitchell oblige) et nous avons fini les 200Km qui restaient tantôt sous la pluie, tantôt sous le soleil. Ce que nous avons traversé de la Terre de Feu, me laissera un souvenir magique. Les routes noires qui découpent des étendues d’herbes jaunes, un ciel trop grand pour tenir dans votre champ de vision, les troupeaux de Guanacos qui vous regardent passer, paisibles, et plus au sud, avant d’arriver à Ushuaïa, les lacs, les pics rocheux qui accrochent des nuages orageux et d’immenses forêts d’arbres morts couverts de lichens… Un régal ! Pour l’instant nous faisons une halte de deux nuits dans un hôtel avant de repartir à l’aventure, visiter les parcs nationaux et découvrir d’autres merveilleux paysages. Je vous laisse avec cette photo, prise un peu avant notre arrivée à Ushuaïa… Kik


14 févr. 2008

Punta Tombo

Bon alors spéciale dédicace à Wilma, ce poste sera consacré à notre excursion à Punta Tumbo, le royaume des pingouins. Nous sommes donc partis là-bas dimanche dernier, tous excités de savoir ce qui nous attendait. Punta Tumbo représente la plus grande concentration de pingouins de Magellan au monde, pas moins de 5OO OOO !!! Incroyable !! Déjà, au parking du parc on peut observer quelques uns de ces oiseaux. J’en ai même vu jouer avec les chats du gardien. Un sentier vient se promener entre leurs nids, qui étaient à cette époque de l’année, encore habités. En effet, les bébés naissent au moins de décembre, et donc au moins de février ils sont déjà grands, et commencent à perdre leur plumage gris. Certains sont tellement gavés par leurs parents, qu’ils deviennent bien plus gros qu’eux. Ils commencent à se réunir au bord de la plage, et le mois prochain, ils feront leurs premiers bains, et iront pêcher leurs premiers poissons. On est resté avec ces êtres tout doux, et tellement inoffensifs plus de deux heures. Pome et Léo ont même discuté et fait quelques parties de courses poursuites avec certains d’entre eux… ADORABLE !! Je pense que toute la famille gardera surtout en souvenir l’image de cette plage totalement envahie par les pingouins. Voilà, donc Wilma rien que pour toi quelques photos. On vous embrasse et on vous annonce donc, qu’après mille réflexions, nous descendons à Ushuaia, la ville la plus australe au monde… Terre de Feu prends garde à toi car on arrive !!!

Jess...PHOTOS...

12 févr. 2008

Pome - Une journée de folie !!

Samedi 9 février 2008, nous sommes allés faire une excursion pour voir les toninas. Ce sont des dauphins blancs et noirs. Sur le bateau, nous nous sommes bien amusés. Avec Léo, nous avons fait les fous à cause des vagues qui faisaient bouger le bateau. Et tout à coup, un monsieur a crié qu’il y avait un tonina. Alors tout le monde s’est précipité pour le voir. Il était vraiment très beau. Petit à petit, nous avons vu au moins 5 ou 6 toninas. Puis, nous sommes rentrés au port, et là, nous avons vu des phoques. L’après midi, nous sommes allés visiter une exposition d’un monsieur qui faisait tout plein de bricolages. Il y avait toutes sortes de choses : collages, découpages, montages et de la récupération d’objets, comme des cannettes ou des bouteilles. Son parc était décoré de plein de bric-à-brac. Il avait même construit des panneaux où on mettait nos têtes : à cet endroit nous nous sommes bien amusés. Voilà notre journée de folie. Pome...PHOTOS

Would you like a cup of tea my Dear ?

Nous voilà partis de la péninsule Valdès depuis mardi, et on visite les villes des alentours. On a passé deux jours à Puerto Madryn, la plus grande ville des environs, au bord de l’océan. On a loué une petite maison et donc profité pour faire nettoyer la camionnette, qui après 500 Km de piste, ressemblait plus à une dune de sable qu’autre chose. Hier nous sommes arrivés à Gaiman, l’une des premières colonies Galloises de la vallée de Chubut, petit village tout vert au milieu du désert. En effet, Gaiman a hérité du savoir faire Gallois en ce qui concerne son réseau de canaux d’irrigation. Le village est tout petit et très tranquille, et s’est fait une réputation grâce à ses fameuses « casas de té ». Bien entendu, dès notre arrivée, on s’est dit qu’un petit thé serait le bien venu, et on en a donc visité une. Alors là, je dois dire qu’on a fait un bien beau voyage dans l’espace et dans le temps. On est rentré dans une belle maison en bois entourée de pelouses bien vertes et bien propres, et l’on a pris place dans le salon décoré avec un gout kitsch Anglais complètement improbable au milieu de l’Argentine. Là, une mémé Galloise nous a servi une « cup of tea » dans une théière habillée de son pyjama en laine rose bonbon à petits pompons, et nous a apporté tout un tas de gâteaux à tous les parfums possibles et inimaginables. Le clou du spectacle, et qu’après notre petit gouter on a eu le privilège incroyable de pouvoir observer la tasse où Lady Diana, Princesse de Galles, a bu, lors de sa visite en 1995. La tasse n’a pas été lavée, et le reste du thé, dont n’a pas voulu la Lady, a soigneusement été conservé dans un petit flacon, bien fermé et décoré d’un minuscule napperon… Je ne dirais qu’une seule chose devant ce merveilleux spectacle : « God save the Queen !!! » (Mais moi, j’aime bien le dire sur l’air des Sex Pistols !!!). Bon enfin, tout va bien, on s’amuse, on visite musées sur musées et on se prépare à descendre encore et encore vers le sud. Alors hasta luego à tous, y muchos besos tambien...Jess...PHOTOS...

Pome - La Péninsule de Valdés

Depuis vendredi 1 février 2008 nous sommes à la Péninsule de Valdés, un endroit merveilleux. Nous avons trouvé un camping à côté de la plage. Peu après nous sommes allés voir les loups de mer. Après tout ça, un petit dodo nous a fait le plus grand bien. Le lendemain, une grande excursion nous attendait. Nous avons vu : des pingouins, des tatous, un petit renard, des guanacos, des nandus et des éléphants de mer. Moi j’ai bien aimé le petit renard, les pingouins et les tatous. Pome

6 févr. 2008

Péninsule Valdès, un petit paradis !

Voilà, on en revient à peine et on en a encore plein les yeux. Du bleu azur électrique, du vent à vous soulever de terre et des animaux par millier. Une ambiance incroyable ! Nous sommes arrivés samedi matin après avoir dormi dans notre petite camionnette près de l’entrée du parc. Nous avons passé le péage, visité le musée et pris le dépliant avec les points stratégiques à ne pas manquer. Ensuite nous sommes allés dans le seul village de la péninsule : Puerto Piramides. Coincé entre des falaises et des dunes, sans eau potable et donnant sur le Golfo Nuevo, là où les baleines viennent mettre leurs petits au monde le moment venu. Nous, nous n’avons pas vu de baleines, mais on a croisé des Guanacos (famille du lama), des Nandu (famille de l’autruche), des tatous, de grands lièvres, des pingouins, des Lions de mer avec leurs harems, des éléphants de mer et en bonus, un petit renard. La péninsule est immense (200Km de côte), avec, pour rejoindre les points d’observation, des kilomètres de piste qui traversent des territoires désertiques d’une beauté à vous couper le souffle. Des hectares d’herbes jaunes qui dansent dans le vent, des bosquets d’arbustes épineux, et ces longues pistes d’où l’on peut voir les nuages de poussière soulevés par les autres voitures qui vous précèdent ou vous suivent de quelques centaines de mètres. C’est un endroit où viennent des touristes du monde entier, mais on s’y sent seul. Nous sommes restés quatre jours sur place, avec comme pied à terre, Pt Piramides, au cœur de ce parc qui est déclaré patrimoine naturel de l’humanité par l’UNESCO, rien que ça ! Je ne veux pas m’éterniser et je vous laisse avec les PHOTOS, qui parlent d’elles-mêmes. On vous embrasse tous… Kik

Bahia San Blas

Nous sommes donc restés à Bahia San Blas trois jours, histoire de se reposer et de repartir tous neufs vers la péninsule de Valdés. Au programme, plage, bronzette et pêche. Bon pour la pêche, ça la pas vraiment fait, parce qu’on a rien eu du tout, même pas un chiquitito. Mais bon, on a bien profité de la plage et du soleil pour se détendre, c’est l’essentiel. On est parti vendredi matin, et là on a eu une grosse frayeur : l’appareil photo ne marchait plus. Il ne s’allumait plus, plus de lumière, plus rien, alors qu’on venait à peine de recharger les batteries. On s’est arrêtés à Viedma, une ville sur le Rio Negro, en espérant trouver un magasin photo qui aurait pu réparer l’appareil… c’était pas gagné et on s’imaginait déjà en train d’acheter un autre appareil, et du coup avoir un bon trou dans notre budget. On est arrivé à Viedma vers 13h00, et le magasin Photo ouvrait à 17h00. On a donc décidé de pique-niquer sur le bord du fleuve en attendant, et dans un éclair de géni, on a demandé au mec de l’office du tourisme de nous recharger une batterie de l’appareil. Et bingo !! Les batteries n’étaient pas chargées !! C’était donc pour ça !! Sans doute encore un tour des branchements électriques Argentins… Plus de peur que de mal, on a repris la route pour Valdés… avec un appareil chargé à bloc...Jess... PHOTOS

31 janv. 2008

Monte, Hermoso ?

Donc, après notre escale a Tigre, nous voulions rejoindre la côte Est pour continuer notre descente vers le Sud en suivant la Route Nationale 3. Droit en dessous de Buenos Aires, il y a Mar Del Plata, mais nous voulions éviter cet endroit à tout prix. C’est un énorme Juan les Pins ! Et j’ai même vu à la télé des interviews en direct de gens sur la plage. C’est cool, c’est fun, mais ça ne nous disait trop rien. Alors, nous avons pointé un village à 150km plus à l’Ouest dont le nom était porteur : Monte Hermoso. Nous avons fait la route de nuit (environ 650km) et nous sommes arrivés dans un petit Mar Del Plata. Donc pas si hermoso que ça ! En revanche, nous avons trouvé l’Océan, et ça c’était chouette. Des airs de côte Ouest (chez nous), avec des dunes, du vent et de gros rouleaux qui s’échouent sur des plages sans fin. Nous avons passé la première nuit, dans notre camionnette, au bord de la plage, les enfants étaient ravis… Et nous aussi d’ailleurs ! Le lendemain, par contre, on s’est trouvé un petit camping, car on devait prendre une douche et être tous beaux pour la soirée de mes 30 ans. Car ça y est, j’ai passé le cap ! Il va bientôt me falloir une canne pour marcher… Jess avait prévu le coup et réservé dans un bon restaurant. Au menu, poissons et fruits de mer, accompagnés d’un vin succulent et, surprise, un gâteau au chocolat pour le dessert. Voilà pour Monte Hermoso. Là, nous sommes à Bahia San Blas, un petit village, dur à rejoindre (50Km de piste) mais tellement nature. En fait, nous nous dirigeons vers la Péninsule Valdès, et nous avons fait une halte près d’une réserve naturelle, avec, en face de belles îles qui se décrochent sur l’horizon… Kik…PHOTOS